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16/03/2026

Le livret A financera la relance du nucléaire - publié sur REPORTERRE le 13 mars 2026

Le livret A servira bien à financer la relance du nucléaire, et la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides est relancée. Telles sont les principales annonces à l’issue du cinquième conseil de politique nucléaire (CPN), présidé par Emmanuel Macron, le 12 mars, à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).

Ainsi, l’Élysée a confirmé que le prêt bonifié et garanti par l’État accordé à EDF pour six EPR2 sera financé via le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, alimenté notamment par le livret A, le LDDS et le LEP. Le prêt couvrira 60 % du coût des réacteurs. EDF doit prendre sa décision finale d’investissement d’ici fin 2026.

Cette piste du livret A est évoquée depuis 2023, mais fait l’objet de vives critiques. En février 2023, le réseau Sortir du nucléaire avait dénoncé un projet qui pourrait détourner 375 milliards d’euros destinés au logement social.

De précédents échecs

Le CPN a aussi annoncé un programme de recherche sur les réacteurs à neutrons rapides, visant à fermer le cycle du combustible pour se passer d’importations d’uranium naturel d’ici 2100. Une phase d’études de quatre ans doit être lancée, avec pour objectif la construction d’un premier réacteur vers 2030. Le programme sera piloté par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), EDF, Framatome et Orano.

Les précédents projets de réacteurs à neutrons rapides ont été des échecs retentissants. Construit en France dans les années 1980 dans la commune de Creys-Malville (Isère), Superphénix a été définitivement arrêté en 1998 après de multiples controverses liées à ses surcoûts, ses retards et sa faible production électrique. Son successeur, le projet Astrid, lancé en 2010 par le CEA, a été stoppé en 2019 par Emmanuel Macron lui-même, en raison de son coût et sa complexité technique. Selon une évaluation du Sénat, 1,2 milliard d’euros ont été injectés dans ce projet jusqu’à son interruption.

En parallèle du CNP, une trentaine d’agriculteurs ont manifesté devant la sous-préfecture de Dieppe pour dénoncer l’« emprise foncière et nucléaire » liée au chantier des EPR2. Ils réclament des indemnisations plus importantes pour l’installation de 170 pylônes prévus d’ici 2028 sur 80 km, jugeant les 241 euros par an actuels insuffisants.

 

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11:13 Publié dans EPR, SMR | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonjour tout le monde,

Je ne sais pas pour vous mais Maryvonne et moi sommes opposés à l’énergie nucléaire que ce soit pour sa dangerosité, ses déchets, son manque de démocratie ou son coût.

Nous avons pris la décision et prévenu notre banque que nous allons vider nos livrets A dès que la décision sera officielle fin 2026. L’argent du logement social ne doit pas permettre à nos décideurs de relancer cette énergie mortifère et dans tous les cas pas avec le nôtre. Nous payons assez les délires d’EDF avec nos impôts !

Bien à vous

Martial

Écrit par : Ruppert M. | 16/03/2026

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