18/06/2026
Pétition: NON au projet de Newcleo à Beaumont Savigny
Un terrain d’au moins 14ha dans la zone d’activité « ZAC Ecopôle du Véron », propriété actuelle de la Communauté de Communes Chinon Vienne et Loire (CCCVL), à cheval sur les communes de Beaumont et Savigny, est convoité par l’entreprise privée Newcleo, pour l’implantation d’un réacteur nucléaire expérimental.
Aux élu·es de la communauté de communes CCCVL nous demandons de ne pas vendre ce terrain à Newcleo.
Proche d‘activités industrielles et artisanales, non loin d’habitations, ce projet est une source de nuisances et de risques, alors qu’il ne correspond ni à un besoin, ni à une demande des habitants.
Il ne s’agit aucunement d’un projet industriel classique.
Nuisances :
- un chantier de grande ampleur pendant 5 ans (bâtiment semi-enterré de 22 m au-dessus du sol, 200 000 m3 de déblais, jusqu’à 1000 travailleurs sur site ...) avec des conséquences importantes sur la vie des riverains : bruit, perturbation de la circulation, consommation de 40 000 m3 d’eau par an, inquiétudes pour la nappe phréatique, répercussion sur le marché de l’immobilier.
- un fonctionnement du réacteur qui nécessiterait d’évacuer 60MW de chaleur (l'équivalent de 30 000 radiateurs de 2kW) par un système de ventilateurs géants et bruyants.
Risques :
- la mise en service et l’exploitation du réacteur nécessiterait l’utilisation, le stockage et le transport de matières hautement dangereuses : du combustible et des déchets à forte teneur en plutonium - un matériau extrêmement radioactif - et un cœur de réacteur rempli de 800 tonnes de plomb liquide à plus de 400°C, hautement toxique. Tout accident pourrait avoir des conséquences très importantes.
- l’abandon en cours de route suite à un échec technologique, commercial ou financier : aucun réacteur au monde n’a réussi à fonctionner selon ce procédé. Newcleo, entreprise privée créée en 2021 n’a pas jusqu’à présent exploité de réacteur nucléaire, l’approvisionnement en plutonium par l’État français n’est pas assuré, le coût de l’électricité produite pourrait s’avérer non compétitif, l’investissement est très élevé pour une rentabilité éventuelle à long terme très incertaine…
Bref, de trop nombreuses incertitudes entourent ce projet.
Les premières réunions publiques révèlent une vive opposition à ce projet de la part des habitants des communes concernées sans réponses claires à leurs inquiètudes
Mesdames et Messieurs les élu·es, vous avez entre les mains la possibilité de l’interrompre, en refusant la vente du terrain de la zone d’activité du Véron à la société Newcleo,
ce qui mettrait fin à ce projet dommageable pour notre territoire et ses habitants.
Voici le lien vers la pétition :
https://www.petitionenligne.fr/dites_non_au_projet_de_new...
10:47 Publié dans Pétitions, SMR | Lien permanent | Commentaires (0)
09/06/2026
Assemblée Générale de Sdn 49 le mercredi 1er juillet
Assemblée Générale Ordinaire
Mercredi 1er Juillet 2026 de 19 h 00 à 20 h 30
Espace Frédéric Mistral, à Angers, (quartier de la Roseraie)
Salle Rosa Luxembourg,
(Entrée par la Rue François Mauriac)
suivie d’une Assemblée Générale Extraordinaire
Mercredi 1er Juillet 2026 à partir de 20 h 30
au même lieu
Adhérent.e, sympathisant.e, donateur.e,
Tout d’abord merci de votre engagement et soutien, quelles qu’en soient les formes.
Vous êtes convié.e
- à l’Assemblée Générale Ordinaire de Sdn 49, afin de passer en revue les activités de l’association en 2025 et son budget, renouveler l’équipe du C.A. collégial, et débattre des mobilisations à construire en cette année charnière 2026 ;
- puis à l’Assemblée Générale Extraordinaire, afin de valider le changement de l’adresse du siège social.
Ordre du jour de l’Assemblée Générale Ordinaire
1 - Rapport d’activités 2025 (en pièce jointe), suivi d’un vote
2 - Rapport financier 2025, suivi d’un vote
3 - Election du Conseil d’administration collégial,
Selon les statuts : "Les administrateurs sont élus pour trois ans et renouvelés par tiers tous les ans. Les administrateurs sortants sont rééligibles. Est éligible au Conseil d’Administration, tout-e adhérent-e majeur-e, membre de l’association depuis plus de six mois. ... /...Seuls les membres adhérents à jour de leur cotisation pourront prendre part aux votes. Les adhérent-e-s absent-e-s peuvent donner procuration, dans la limite de 2 procurations maximum par adhérent-e présent-e à l'AG."
Pour une procuration, un formulaire "Délégation de pouvoir" se trouve en pièce jointe.
Si l’expérience d’un engagement dans le C.A. vous tente, merci de nous en informer par mail à sortirdunucleaire49@gmail.com et de lire les statuts sur le blog http://sdn49.hautetfort.com/
4 – Echanges : Centrales nucléaires vieillissantes, risques d’accidents, projets insensés, pollutions, déchets ingérables, pillage des ressources, gaspillage outrancier d’argent public, l’industrie nucléaire génère un héritage insultant aux générations futures.
Transmettre au plus grand nombre l’urgence des mobilisations citoyennes,
stopper promptement la relance annoncée de la filière nucléaire,
soyons nombreux pour en débattre.
Ordre du jour de l’Assemblée Générale Extraordinaire
Modification de l’article 1 des statuts : Changement de l’adresse du siège social, suivi d’un vote.
Votre présence à ces deux assemblées sera la bienvenue.
Le Conseil d’Administration collégial Sdn
l’adhésion et / ou le don sont possibles aussi via Helloasso :
https://www.helloasso.com/associations/sortir-du-nucleair...
17:33 Publié dans Vie de l'association | Lien permanent | Commentaires (0)
19/05/2026
Ciné Rencontre aux 400 Coups mardi 26 mai à 20h00 – Nucléaire, comment il va ruiner la France
Le cycle des 5 soirées débats autour de la transition énergétique et du nucléaire,
organisées par Sortir Du Nucléaire 49 et Greenpeace Angers, en partenariat avec FNE Anjou, ADDULT, Virage Energie Climat Pays de la Loire – Comité centrales - ATTAC,
le mouvement Justice climatique et le media Reporterre.
se clôturera par la projection du film :
NUCLEAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE,
documentaire de Laure Noualhat & Clarisse Feletin,
au cinéma Les 400 Coups (2 Rue Jeanne Moreau à ANGERS)
le Mardi 26 mai 2026 à 20 h 00
Le tournant a été pris en 2022 : Emmanuel Macron a décidé la relance du nucléaire. Au parc de 56 réacteurs, six nouveaux EPR viendraient s’ajouter dans un premier temps, puis huit autres d’ici 2050. Une industrie tente de se reconstituer pour « produire une électricité décarbonée », censée nous déplacer, nous chauffer et nous divertir. Le « graal » nucléaire serait la seule solution pour lutter contre les changements climatiques et préserver notre confort. Le hic, c’est que la production de cette électricité est un puits sans fonds… et que les fonds, justement, manquent cruellement. EDF est lourdement endettée et d’énormes investissements publics sont nécessaires pour maintenir le parc actuel et gérer ses déchets radioactifs. Où trouver les dizaines de milliards d’euros pour ces nouveaux EPR, dont les chantiers sont déjà en retard ? C’est l’État, c’est-à-dire le contribuable, qui paiera. D’autres choix énergétiques seraient pourtant bien moins coûteux, comme le montre Laure Noualhat dans cette enquête chiffrée et documentée. De surcroît, on oublie bien souvent que la sobriété énergétique reste le choix le plus sérieux de l’époque. Il est urgent de repenser la politique de l’énergie, pour que la France ne s’engage pas dans une impasse ruineuse.
Contributrice régulière de Reporterre, Laure Noualhat est journaliste, spécialiste du nucléaire et des sujets environnementaux.
La séance se poursuivra par un échange avec Laure Noualhat, journaliste, écrivaine et réalisatrice.
Entrée aux tarifs du cinéma
Pour réserver : https://www.les400coups.org/evenements/nucleaire-comment-...
15:25 Publié dans Coûts | Lien permanent | Commentaires (0)
01/05/2026
Soirée ciné débat le 7 mai : "Notre terre mourra proprement"
Poursuite du cycle des 5 soirées débats autour de la transition énergétique et du nucléaire, organisées par Sortir Du Nucléaire 49 et Greenpeace Angers, en partenariat avec FNE Anjou, ADDULT, Virage Energie Climat Pays de la Loire – Comité centrales - ATTAC, le mouvement Justice climatique et le media Reporterre.
La quatrième soirée aura lieu le jeudi 7 mai à 20 h 00, au Germoir, 12 chemin de Bellevue - 49610 Mûrs-Érigné
Projection de « NOTRE TERRE MOURRA PROPREMENT» un film du Comité centrales
Histoires de la lutte contre les déchets nucléaires.
Suivie d’un débat en présence de Catherine Fumé, co-réalisatrice.
Entrée libre

19:20 Publié dans Déchets nucléaires | Lien permanent | Commentaires (0)
13/04/2026
Soirée infos-Débat le 17 avril aux Ponts-de-Cé : LA TRANSITION SANS NUCLEAIRE

Sortir Du Nucléaire 49 et Greenpeace Angers organisent 5 soirées débats autour de la transition énergétique et du nucléaire, en partenariat avec France Nature Environnement Anjou - l’Association pour le Développement Durable Loire Trélazé - Virage Energie Climat Pays de la Loire – Comité centrales - l’Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne, le mouvement Justice climatique et le media Reporterre.
La troisième soirée « LA TRANSITION SANS NUCLEAIRE » aura lieu Vendredi 17 avril 2026 à 20 h 00
Salle Nelson Mandela - 17 Chemin de la monnaie – Les Ponts de Cé
Intervenant : Yves MARIGNAC, ingénieur, expert énergie et nucléaire, porte-parole de négaWatt.
Entrée libre,
Vous êtes chaleureusement invités à y participer.
16:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
01/04/2026
STOP CATTENOM ! pas de prolongation de la durée de vie pour les réacteurs défaillants
Signer la pétition en ligne : https://stop-cattenom.de/fr/petition-fr/
STOP CATTENOM : Non à la prolongation de la centrale nucléaire défectueuse !
À l’attention de : Gouvernement français, EDF, Gouvernement de Rhénanie-Palatinat, Gouvernement de la Sarre, Gouvernement luxembourgeois
Lancé par : Campagne STOP CATTENOM ! Anti-Atom-Netz Trier / BUND Rheinland-Pfalz / MAUS e.V. & autres.
La centrale nucléaire de Cattenom, située à seulement 12 km de la frontière allemande et 9 km de la frontière luxembourgeoise, compte parmi les installations nucléaires les plus sujettes aux pannes et les plus dangereuses d’Europe. Malgré des failles de sécurité massives et une technologie obsolète, l’exploitant EDF prévoit de prolonger la durée de vie des réacteurs d’au moins dix ans. Cela expose l’ensemble de la Grande Région Sarre-Lor-Lux à un risque incalculable – des incidents techniques aux menaces liées au terrorisme ou au changement climatique.
Ça suffit ! Le risque doit cesser ! STOP CATTENOM !
Notre revendication :
Nous demandons au gouvernement français et à EDF de stopper immédiatement le projet de prolongation de la durée de vie.
Parallèlement, nous demandons au gouvernement fédéral allemand ainsi qu’aux gouvernements des États de Rhénanie-Palatinat et de la Sarre :
- Pression politique : Engagez-vous fermement à tous les niveaux diplomatiques contre la poursuite de l’exploitation.
- Recours juridiques : Épuisez toutes les possibilités légales pour empêcher cette prolongation.
- Exigence de transparence : Insistez sur une étude d’impact environnemental complète et transfrontalière conformément au droit de l’UE (Convention d’Espoo).
- Pas de simulacre de sécurité : Admettez qu’il n’existe pas de protection efficace contre les catastrophes, au lieu de vous retrancher derrière des mesures insuffisantes comme la distribution de pastilles d’iode.
La sécurité de millions de personnes dans la Grande Région doit primer sur les considérations diplomatiques et les intérêts financiers.
09:37 Publié dans Pétitions | Lien permanent | Commentaires (0)
20/03/2026
Soirée 2/5 : Infos-débat le 3 avril 2026 à Trélazé
Conférence-débat le Vendredi 3 Avril 2026 à 20h00
ÉNERGIE, LA FACE CACHEE – LE ROLE DES CITOYENS
Lieu : Salle du Centre Jean Gueguen 1, rue Louis Pasteur à TRELAZE
Intervenants :
- Ibrahim CHENOUF, ingénieur (CEA, Chinon)
- Sylvain HOUPERT, architecte, docteur en science de l'ingénieur.
Participation libre.

09:09 Publié dans Energies renouvelables, KiloWatt-heure nucléaire, Solaire | Lien permanent | Commentaires (0)
18/03/2026
Cyberaction : Le quoi qu'il en coute nucléaire est une bombe budgétaire
« Le prêt bonifié de l’État accordé au programme EPR 2 pour 60 % du montant total du programme sera financé par le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts », selon un communiqué. Cela signifie que le Livret A financera en partie le programme de nouveaux réacteurs EPR en France.
Cette cyberaction a également pour objectif d'interpeller vos élus. Vous pouvez ajouter vos élus en copie du message en cliquant sur modifier des éléments après avoir rempli vos coordonnées
Cyberaction mise en ligne le 16 mars 2026
Proposée par Cyberacteurs
Elle sera envoyée à Président de la République | à votre député
Elle prendra fin le : 16 juin 2026
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/lequoiquilencou...
11:04 Publié dans Coûts, EPR | Lien permanent | Commentaires (0)
16/03/2026
Le livret A financera la relance du nucléaire
Le livret A servira bien à financer la relance du nucléaire, et la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides est relancée. Telles sont les principales annonces à l’issue du cinquième conseil de politique nucléaire (CPN), présidé par Emmanuel Macron, le 12 mars, à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).
Ainsi, l’Élysée a confirmé que le prêt bonifié et garanti par l’État accordé à EDF pour six EPR2 sera financé via le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, alimenté notamment par le livret A, le LDDS et le LEP. Le prêt couvrira 60 % du coût des réacteurs. EDF doit prendre sa décision finale d’investissement d’ici fin 2026.
Cette piste du livret A est évoquée depuis 2023, mais fait l’objet de vives critiques. En février 2023, le réseau Sortir du nucléaire avait dénoncé un projet qui pourrait détourner 375 milliards d’euros destinés au logement social.
De précédents échecs
Le CPN a aussi annoncé un programme de recherche sur les réacteurs à neutrons rapides, visant à fermer le cycle du combustible pour se passer d’importations d’uranium naturel d’ici 2100. Une phase d’études de quatre ans doit être lancée, avec pour objectif la construction d’un premier réacteur vers 2030. Le programme sera piloté par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), EDF, Framatome et Orano.
Les précédents projets de réacteurs à neutrons rapides ont été des échecs retentissants. Construit en France dans les années 1980 dans la commune de Creys-Malville (Isère), Superphénix a été définitivement arrêté en 1998 après de multiples controverses liées à ses surcoûts, ses retards et sa faible production électrique. Son successeur, le projet Astrid, lancé en 2010 par le CEA, a été stoppé en 2019 par Emmanuel Macron lui-même, en raison de son coût et sa complexité technique. Selon une évaluation du Sénat, 1,2 milliard d’euros ont été injectés dans ce projet jusqu’à son interruption.
En parallèle du CNP, une trentaine d’agriculteurs ont manifesté devant la sous-préfecture de Dieppe pour dénoncer l’« emprise foncière et nucléaire » liée au chantier des EPR2. Ils réclament des indemnisations plus importantes pour l’installation de 170 pylônes prévus d’ici 2028 sur 80 km, jugeant les 241 euros par an actuels insuffisants.
https://reporterre.net/Le-livret-A-financera-la-relance-d...
11:13 Publié dans EPR, SMR | Lien permanent | Commentaires (1)
15/03/2026
Projet Nucleo : Allons sur le terrain lundi 6 avril 2026

08:05 Publié dans Actu, SMR | Lien permanent | Commentaires (0)
05/03/2026
Soirée 1/5 : Ciné-débat le 12 mars au cinéma Les 400 Coups à Angers

1/5 - Ciné-débat le Jeudi 12 mars 2026 à 20 h 00
Cinéma Les 400 coups, 2 Rue Jeanne Moreau - 49100 ANGERS
REMBRANDT, un film de Pierre Schoeller
Claire et Yves, physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais.
Suivi d’un débat sur le thème « Sûreté nucléaire, pollutions radioactives » en présence de José PLUKI, ingénieur en énergie.
Entrée au tarif du cinéma
https://www.les400coups.org/evenements/rembrandt-12-03-20...
00:28 Publié dans accident, Lanceurs d'Alerte, Risques | Lien permanent | Commentaires (0)
Transition énergétique, vous êtes au courant ? 3 ciné-débats et 2 conférences-débats
Sortir Du Nucléaire 49 (SDN49) et Greenpeace Angers organisent 5 soirées débats autour de la transition énergétique et du nucléaire, en partenariat avec FNE Anjou (France Nature Environnement Anjou) - ADDULT (Association pour le Développement Durable Loire Trélazé) - VEC PdL (Virage Energie Climat Pays de la Loire) – Comité centrales - ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), le mouvement Justice climatique et le media Reporterre.
Le 13 février 2026, le Gouvernement a publié la nouvelle édition de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3).
Si elle promeut notamment la chaleur et le froid renouvelables et la filière biogaz, elle acte d’une part :
- le ralentissement du solaire : l’objectif fixé pour 2030, de 48 GW, correspond à un ralentissement du marché de ces deux dernières années ;
- et la stagnation de l’éolien terrestre : le rythme proposé, toujours autour de 1 à 1.5 GW/an, sera surtout porté par le renouvellement de parcs existants ;
et d’autre part, la construction de 6 (voire 14 EPR2) pour un montant de 83 milliards d’euros hors frais financier (charge d’intérêt,...) d’après le dernier devis actualisé d’EDF en décembre dernier, soit 30% (valeur du 1e devis) de plus que le premier devis de 2021.
A travers 5 soirées, le collectif souhaite donner à réfléchir sur les orientations et les choix énergétiques fait par la France. Ces choix ont des répercussions sur le plan financier ,technique, environnemental et même éthique. Ils engagent les générations actuelles et futures.
Les citoyens que nous sommes sont-ils bien informés avant que les décisions politiques soient prises ?
Le collectif organisateur souhaite que ces soirées-débat apportent un complément d'informations et de réflexion sur ce vaste sujet qu'est la transition énergétique, à travers 5 thématiques :
-
la question de la sécurité du nucléaire, le 12 mars prochain, le lendemain des 15 ans de l’accident de Fukushima ;
-
la place du citoyen dans la définition de la politique nucléaire de l’Etat et plus largement sa politique énergétique ;
-
la place et l’avenir des énergies renouvelables ;
-
la gestion des déchets nucléaire ;
-
le coût du nucléaire.
Les intervenants sont de niveau ingénieur et/ou journaliste/conférencier.
Programme :
1/5 - Ciné-débat le Jeudi 12 mars 2026 à 20 h 00
Cinéma Les 400 coups, 2 Rue Jeanne Moreau - 49100 ANGERS
REMBRANDT, un film de Pierre Schoeller
Claire et Yves, physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais.
Suivi d’un débat sur le thème « Sûreté nucléaire, pollutions radioactives » en présence de José PLUKI, ingénieur en énergie.
Entrée au tarif du cinéma
https://www.les400coups.org/evenements/rembrandt-12-03-20...
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2/5 - Conférence-débat le Vendredi 3 Avril 2026 à 20 h 00
Salle du Centre Jean Gueguen 1, rue Louis Pasteur 49 800 TRELAZE
ÉNERGIE, LA FACE CACHEE – LE ROLE DES CITOYENS
avec la participation de
- Ibrahim CHENOUF, ingénieur (CEA, Chinon)
- Sylvain HOUPERT, architecte, docteur en science de l'ingénieur.
Entrée libre
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3/5 - Conférence-débat le Vendredi 17 avril 2026 à 20 h 00
Salle Nelson Mandela - 17 Chemin de la monnaie – Les Ponts de Cé
LA TRANSITION SANS NUCLEAIRE
en présence de Yves MARIGNAC,
ingénieur, expert énergie et nucléaire, porte-parole de négaWatt.
Entrée libre
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4/5 - Ciné-débat le Jeudi 7 mai 2026 à 20 h 00
Salle municipale Espace Bellevue, 10 A chemin de Bellevue - 49610 Mûrs-Érigné
NOTRE TERRE MOURRA PROPREMENT, un film du Comité centrales
Histoires de la lutte contre les déchets nucléaires.
Suivi d’un débat en présence de Catherine Fumé, co-réalisatrice.
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5/5 - Ciné-débat le Mardi 26 mai 2026 à 20 h 00
Cinéma Les 400 coups, 2 Rue Jeanne Moreau – 49100 ANGERS
NUCLEAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE
une enquête menée par Laure Noualhat pour Reporterre,
suivi d’un débat en présence de Laure Noualhat, journaliste, écrivaine et réalisatrice.
Entrée au tarif du cinéma

00:03 Publié dans accident, Coûts, Déchets nucléaires, Risques, Transition énergétique | Lien permanent | Commentaires (0)
03/12/2025
Projet de filière de Newcleo - Commentaires de Global Chance
2025-07-12 Projet de filiere de Newcleo_commentaires de Global Chance.pdf
Projet de filière de Newcleo
Commentaires de Global Chance
Juillet 2025
1. Le projet Newcleo
En février 2022, Emmanuel Macron, dans un discours à Belfort, annonçait le lancement d’un grand programme destiné à accélérer les chantiers nucléaires en France. Après avoir annoncé la mise en chantier de 6 EPR2, le Président de la République a évoqué la question des petits réacteurs modulaires (Small Modular Reactors - SMR en anglais, PRM en français) : « Un appel à projets sera soutenu à hauteur d'un milliard d'euros par France 2030 et sera lancé pour faire émerger des petits réacteurs modulaires (les fameux SMR que nous évoquions là aussi tout à l'heure), mais aussi des réacteurs innovants permettant de fermer le cycle du combustible et de produire moins de déchets. […] Il y aura 500 millions d'euros pour des projets ouverts sur les réacteurs innovants que j'évoquais à l'instant. […] Le CEA, qui a joué un rôle décisif dans la naissance de la filière nucléaire française, appuiera et accompagnera la montée en puissance de ces nouveaux acteurs. »
Actuellement, près d’une vingtaine de projets de petits réacteurs modulaires se disputent une place dans le futur paysage nucléaire français. EDF, qui avait fait le choix technologique d’un réacteur à eau pressurisée (du même type que les réacteurs du parc français actuel), a jeté temporairement l’éponge après des réunions techniques préliminaires avec l’autorité de sûreté et décidé de remanier complètement son modèle Nuward (1).
Newcleo (2), un autre porteur de projet, a fait le choix d’une technologie « de rupture », un réacteur à neutrons rapides (RNR) refroidi au plomb. Il a récemment soumis son dossier d’options de sûreté à l’ASNR et engagé une importante campagne de communication sur les sites où il envisage de s’installer. Par ailleurs une présentation a été faite par son promoteur devant l’ANCCLI (Association nationale des comités et commissions locales d’information) et un débat organisé par la CNDP (Commission nationale du débat public) devrait porter sur ce projet en 2026.
En réalité Newcleo, comme la plupart des porteurs de projets « innovants », envisage le démarrage de toute une filière industrielle. Le débat public concernera deux installations : un réacteur « démonstrateur » de 30 MWe de puissance électrique nette, LFR-AS-30 (implantation prévue près de la centrale nucléaire de Chinon) et une usine de fabrication de combustible MOX (3) (implantation prévue près de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine).
La start-up a également acquis un site à Chusclan, dans le Gard, pour former des techniciens à la fabrication des combustibles. Mais le fondateur et dirigeant de Newcleo, Stefano Buono se place d’emblée dans une stratégie européenne et voit beaucoup plus loin.
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Caractéristiques techniques du réacteur LFR-AS-30
Tel que présenté par son concepteur, le réacteur à neutrons rapides LFR-AS-30 est refroidi au plomb liquide, c'est un réacteur de IVe génération. Le cœur du réacteur est situé au centre d'une cuve d'environ 5 m de hauteur et est constitué de 49 assemblages combustibles d'oxyde d'uranium et de plutonium (MOX). Chacun des assemblages contient 18 kg de plutonium (soit 28,6 % de Pu).
La conduite du réacteur est assurée par 9 barres de contrôle et 3 barres d'arrêt.
Le fluide caloporteur est le plomb liquide, à pression atmosphérique, dont la température est de 370 °C à l'entrée du cœur (alimentation par le bas) et de 440 °C à la sortie (respectivement 420 °C et 530 °C au cours de la deuxième phase). Trois pompes assurent la circulation du plomb liquide qui transmet l'énergie extraite du cœur à de la vapeur produite, à 400°C et 150 bars (500 °C en deuxième phase), par trois générateurs de vapeur intégrés dans la cuve. La vapeur actionne une turbine et un alternateur dont la puissance nominale est de 30 MWe.
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Une installation d’essais (sans matière nucléaire) devrait être opérationnelle sur le site italien de Brasimone avec le concours de l’ENEA. La start-up vise également le marché italien pour son réacteur, avec l’appui du gouvernement Melloni qui voudrait revenir sur l’arrêt du nucléaire décidé par référendum, voici 14 ans. Pour son premier réacteur de taille industrielle (200 MWe), Newcleo vise le Royaume-Uni. Le groupe aurait levé près d’un milliard d’euros et recruté plus d’un millier de salariés. Il procède également à des rachats d’entreprises pour compléter son dispositif industriel.
2. La sûreté des RNR à caloporteur plomb
Les dossiers d’options de sûreté soumis par Newcleo pour les deux installations nucléaires prévues en France ne sont pas en accès public et on ne dispose donc que de très peu d’informations précises sur ces projets. Pour tenter d’analyser les problèmes de sûreté posés par le LFR-AS-30, on devra donc s’appuyer sur la documentation française et internationale portant sur des réacteurs similaires.
Historique et retour d’expérience
Comme pour beaucoup d’autres concepts de SMR, les bases théoriques du fonctionnement d’un réacteur à neutrons rapides et caloporteur plomb (LFR pour Lead-cooled Fast Reactor) ont été discutées dès les années 1950. Dans les années 1960 et 70, l’Union soviétique a développé un programme de sous-marins nucléaires d’attaque (Alfa) utilisant comme caloporteur un mélange plomb-bismuth. Deux accidents sont survenus sur ces réacteurs au cours de cette période et la filière a été ensuite abandonnée. Le retour d’expérience sur les LFR se résume en fait à ces sous-marins (4). Aucun réacteur nucléaire commercial de ce type n’a encore été exploité au niveau mondial.
En Europe, les recherches sur ce thème ont été relancées en 1993 sous l’impulsion du prix Nobel Carlo Rubbia et de son projet d’accélérateur « Rubbiatron » qui prévoyait un refroidissement au plomb (5). Par la suite différents projets de RNR refroidis au plomb (ELSY, ALFRED, ELFR) ont été étudiés dans le cadre de programmes financés par l’Union européenne et en grande partie coordonnés par l’ENEA (l’équivalent italien du CEA). Au niveau international les recherches sur les LFR ont été notamment coordonnées par le Forum Genération IV créé à l’initiative du Département de l'énergie (DOE) étatsunien.
En France, les recherches sur les LFR ont été essentiellement suivies par le CEA et l’IRSN. Toutefois l’Hexagone a eu un important programme de RNR à caloporteur sodium (Rapsodie, Phénix, Superphénix) et c’est cette filière qui était envisagée pour le réacteur ASTRID aujourd’hui abandonné. Dans son rapport annuel 2024, l’ASNR précise à propos des projets de SMR discutés en France : « L’IRSN avait conclu que seuls les réacteurs à neutrons rapides (RNR) refroidis au sodium (tels que les réacteurs Phénix et Superphénix qui ont été exploités en France) et les réacteurs à haute température (6) (HTR) refroidis au gaz utilisant du graphite comme modérateur, disposaient d’un retour d’expérience exploitable pour envisager à court terme un passage vers une possible phase industrielle. »
Neutrons thermiques et neutrons rapides
L’immense majorité des réacteurs, en France et dans le monde, utilisent un modérateur pour obtenir des neutrons ralentis (neutrons thermiques) et augmenter ainsi la probabilité de fission des noyaux. Le modérateur permet d’utiliser un combustible relativement peu enrichi en matière fissile pour obtenir une réaction en chaîne. Dans un réacteur à eau pressurisée, l’eau joue à la fois un rôle de caloporteur (elle transporte la chaleur) et de modérateur (elle ralentit la vitesse des neutrons) et permet ainsi d’utiliser un uranium faiblement enrichi (3 à 5 % d’U235 au lieu d’une teneur de 0,72 % dans l’uranium naturel).
Dans un réacteur à neutrons rapides, il est nécessaire d’avoir un combustible beaucoup plus riche en matière fissile (typiquement 20 % de plutonium pour 80 % d’uranium appauvri) car la probabilité de fission est beaucoup plus faible qu'avec des neutrons thermiques. En revanche, cette filière présente théoriquement de nombreux avantages : rendement supérieur en raison de la température élevée du cœur, possibilité d’utiliser l’uranium appauvri (l’uranium 238 étant transformé en plutonium 239). Le plutonium 239 ainsi « surgénéré » et extrait permettrait de réalimenter un autre réacteur à neutrons rapides, etc. Toutefois, dans la pratique, ces réacteurs ont connu d’importants déboires, en France notamment avec la fermeture rapide de Superphénix (et, d’une certaine manière, l’abandon du programme ASTRID), mais aussi aux États-Unis (projet avorté de Clinch River) ou au Japon (incendie du surgénérateur Monju). Ces échecs ou annulations depuis des décennies doivent nous inciter à la prudence.
Des problèmes de sûreté spécifiques aux LFR
Les LFR partagent un certain nombre de problématiques de sûreté avec les RNR à caloporteur sodium. Tout d’abord, la forte proportion de plutonium dans le cœur se traduit par une très forte radiotoxicité en cas de fuite ou de rejet dans l’environnement. Par ailleurs de nombreux chercheurs s’accordent à dire, que ces LFR présentent un « coefficient de vide » positif : en cas de vide à l’intérieur du caloporteur plomb (phénomène d'ébullition), la réactivité du cœur augmente, pouvant conduire à un accident de criticité, la réaction en chaîne pouvant alors s’accélérer brusquement ; un scénario accidentel qui a été largement discuté à propos de Superphénix.
Newcleo met en avant un certain nombre d’avantages pour la sûreté obtenus par le remplacement du sodium par le plomb. Celui-ci permet de s’affranchir des problèmes d’inflammabilité ou de réactions explosives en cas de contact avec l’air ou l’eau, un des grands points faibles des RNR sodium. Toutefois ces avantages ne doivent pas dissimuler d’autres problèmes très sérieux. Le CEA, par exemple, juge la sûreté d’un LFR « bonne au plan neutronique, moyenne au plan thermohydraulique (la température de fusion élevée entraîne des risques de bouchage par solidification aux points froids) et mauvaise aux plans de la physicochimie (problèmes de corrosion-érosion-colmatage) et de la mécanique (vulnérabilité au séisme, du fait de la forte densité du plomb) ». Surtout, l’ensemble des experts, comme les chercheurs du CEA, insistent sur les problèmes de corrosion : « Le plomb a un pouvoir corrosif très fort sur l’ensemble des matériaux métalliques habituellement utilisés dans les réacteurs : matériaux austénitiques, ferritiques ou martensitiques. Il dissout, en particulier, le nickel des alliages. La seule protection contre cette dissolution est l’établissement d’une couche d’oxydes en surface en maintenant dans le plomb un niveau d’oxygène précis par injection contrôlée. Par contre, si ce niveau est mal contrôlé et devient localement trop élevé, des oxydes de plomb insolubles se forment et peuvent conduire à des désordres divers (c’est ce phénomène qui a conduit à des incidents par obstruction du cœur sur les sous-marins nucléaires russes qui utilisaient ce caloporteur depuis abandonné) (7). » Le problème de la corrosion peut aussi s’avérer particulièrement important sur les gaines de combustible.
Une partie des problèmes posés par le caloporteur plomb tient à sa densité et sa température de fusion très élevée (327 °C). Pour éviter tout risque de solidification du circuit, il faudrait maintenir la température du caloporteur à environ 400 °C, ce qui pose un problème de sûreté, mais également un problème économique étant donné les énormes quantités d’électricité qui seraient nécessaires en cas d’incident ou de problème de maintenance. On notera également parmi les caractéristiques défavorables des caloporteurs plomb et sodium, leur opacité qui complique les activités de contrôle et de maintenance (8).
Newcleo est bien sûr conscient de ces différents problèmes et cherche des parades, notamment dans ses installations d’essais développées en Italie avec l’ENEA. Mais tout est à faire et des calculs sur maquette ne peuvent résoudre toutes ces contraintes.
3. Cycle du combustible, retraitement, déchets
Newcleo, comme toutes les start-ups qui proposent des RNR, vante la capacité de son réacteur à réduire les besoins en uranium, à fermer le cycle du combustible ou à réduire les quantités de déchets radioactifs à stocker. Là encore, cette approche théorique ne résiste pas vraiment à l’analyse de la réalité.
Newcleo envisage un multirecyclage, au cours duquel, retraitement après retraitement, l’ensemble des matières nucléaires serait transformé en produits de fission. Cette vision n’est confortée par aucune expérience concrète, même de faible ampleur. Il faut tout d’abord rappeler que le combustible MOX des réacteurs à eau pressurisée n’est pas retraité et s’entasse dans les piscines de la Hague (2 510 t entreposées dont 1 947 t à La Hague, fin 2023).
Le retraitement de quelques dizaines de tonnes en mélange avec des combustibles classiques réalisé, à titre expérimental, ne permet pas de garantir la possibilité de passer à l’échelle industrielle, encore moins dans des conditions économiques viables. Par ailleurs, la mise en place d’un tel schéma s’étalerait sur des décennies, voire des siècles.
Chaque phase de retraitement donne lieu à de nombreux rejets gazeux et liquides dans l’environnement et à l’irradiation d’équipements comme le démontre le fonctionnement des usines de la Hague depuis des décennies.
Sécurité et prolifération
On peut s’étonner qu’au moment où l’on bombarde les installations d’enrichissement d’uranium de l’Iran, qui pourrait se servir de cet uranium très enrichi à la fabrication d’armes nucléaires, que les porteurs de projet de SMR, qui prévoient d’utiliser un combustible contenant des combustibles à haute teneur en produits fissiles (uranium ou plutonium), accordent si peu d’attention aux problèmes de prolifération nucléaire. Pourtant, paradoxalement, au moment où des conflits militaires de haute intensité montrent la fragilité de la sécurité militaire, des gouvernements, dont la totalité des puissances nucléaires militaires, cherchent à développer des filières nucléaires potentiellement très proliférantes et vulnérables aux attaques terroristes. Tout cela dans un contexte d’affaiblissement du droit international et des négociations sur le désarmement.
Toute une réglementation internationale, suivie notamment par l’AIEA ou Euratom, est prévue pour gérer les installations nucléaires dans lesquelles transitent de l’uranium et du plutonium. Ces mesures de garantie s’appliquent généralement à des États. L’État français, puissance nucléaire militaire officielle, bénéficie de dispositions internationales qui lui permettent de préserver des données militairement sensibles. Toutefois, des mesures de surveillance et de convoyage de type militaire doivent être mises en œuvre pour tout transport de plutonium ou de MOX, des scellés doivent être mis sur tous les emballages et une comptabilité nationale très précise des matières fissiles doit pouvoir être contrôlée par les instances nationales et internationales compétentes. On considère en effet actuellement qu’il est possible de fabriquer une bombe nucléaire avec seulement 4 kg de plutonium, c’est-à-dire une quantité inférieure à celle qui est présente dans un seul assemblage du réacteur LFR30 de Newcleo.
Toutefois le projet Newcleo pose de nombreux autres problèmes, d’une part parce qu’il s’agit d’une entreprise non étatique (même si l’ENEA, donc indirectement l’État italien projette d’entrer au capital de la société), d’autre part en raison de ses ambitions commerciales au niveau international. En ce qui concerne la prolifération, il ne faut pas se concentrer exclusivement sur le réacteur démonstrateur. L’usine de fabrication de combustible doit permettre d’alimenter des SMR dans le monde entier. Son promoteur prétend arriver rapidement à une chaîne de production de 40 t/an et progressivement à 120 t/an (la production optimale de Melox, l'usine de fabrication de combustible à base de plutonium, située à Marcoule). Le taux de plutonium dans le MOX envisagé par Newcleo est de 28,6 %, un pourcentage extrêmement élevé, très supérieur à ce qu’il était même dans Phénix et Superphénix. Les projets SMR visent en particulier des pays qui ne possèdent pas actuellement d’activités nucléaires. Newcleo vise aussi des sites isolés, par exemple des champs d’exploitation pétrolière ou des navires, en collaboration avec Saipem. Malgré toutes les réglementations internationales, tous ces transferts de technologies et de matières pourraient être la cible de tentatives de détournements ou d’actions terroristes.
4. Le projet Newcleo est-il réaliste ?
Il reste à évaluer si le calendrier extrêmement serré et le modèle économique prévus par Newcleo sont réalistes. On lira avec intérêt le commentaire de l’ASN sur les SMR dans son rapport 2024. Bien que rédigé dans des termes très diplomatiques il permet de se faire une idée des pressions qui s’exercent sur l’autorité de sûreté et ses experts :
« Le développement de ces nouvelles sociétés induit une forte pression temporelle sur les projets au regard :
- de la compétition entre les différents projets pour mettre en service un démonstrateur industriel et ainsi pouvoir se lancer parmi les premiers dans la commercialisation à plus grande échelle de leur modèle de PRM aux niveaux national et international ;
- des enjeux financiers de leur développement, en particulier l’équilibre entre leurs levées et leur consommation de capital en attendant la mise en service de leur premier réacteur industriel.
Dans ce contexte de pression sur la temporalité de ces projets, l’un des principaux constats dressés par l’ASN à l’issue des échanges tenus en 2024 concerne de fait le caractère souvent peu réaliste des calendriers de déploiement affichés par de nombreux porteurs de projet.
L’ASN identifie en particulier plusieurs délais en lien avec ses préoccupations en matière de sûreté qui ont trop souvent tendance à être sous‑évalués par les porteurs de projet :
- le délai nécessaire à un projet de réacteur innovant pour disposer d’un socle de connaissances et de validation de ses choix technologiques qui soit suffisamment étayé pour s’assurer de la faisabilité et de la viabilité industrielle de leur projet, aussi bien en phase de construction que d’exploitation, et pour établir avec toute la rigueur requise la démonstration de sûreté attendue
à l’appui d’une demande d’autorisation de création ;
- la durée considérée pour l’instruction de la demande d’autorisation de création de leur premier réacteur ; en effet les porteurs de projet prévoient généralement des délais d’instruction de leur réacteur expérimental ou de leur démonstrateur industriel plus courts que ceux prévus par le cadre réglementaire actuel. Alors qu’une telle réduction des délais peut s’envisager pour l’instruction des réacteurs suivants qui pourraient bénéficier de l’effet série, elle est difficilement envisageable pour des réacteurs particulièrement innovants. L’ASN rappelle donc que les dossiers de ces PRM seront examinés avec la même rigueur que toute autre installation nucléaire de manière proportionnée aux enjeux de sûreté, et que les délais pour les instruire dépendront avant tout de la qualité et de la complexité des démonstrations de sûreté qui lui seront présentées. »
Si le calendrier est très incertain, la viabilité économique du projet Newcleo l’est tout autant. Pour un acteur privé et même public, la question du financement joue un rôle primordial dans l’investissement dans un projet énergétique. Le coût « overnight (9) » d’un projet (hors intérêts et inflation) ne reflète que très peu la réalité économique. Pour avancer, il faut des prises de participation ou des emprunts importants. Les projets EPR au Royaume-Uni donnent une idée de l’ampleur du problème. Compte tenu des importants délais de mise en route et des risques d’échec des projets nucléaires, le financement coûte très cher. C’est particulièrement vrai pour les projets de SMR.
Dans le concept de « petit réacteur modulaire », c’est en fait le mot modulaire qui est essentiel. L’idée est de fabriquer en série en usine les grands composants de ces réacteurs, de les transporter préassemblés sur le site prévu afin que le travail sur le terrain porte essentiellement sur le génie civil. Au sens strict, il n’existe aucun SMR dans le monde, pas même en Chine. Pour survivre, un programme SMR doit s’imposer avant les autres et commercialiser au moins des dizaines de réacteurs parfaitement semblables dans une période relativement brève pour parvenir à un seuil de rentabilité et rémunérer les investisseurs et les prêteurs. L’objectif paraît tout à fait inatteignable compte tenu de la concurrence internationale (plus d’une centaine de projets actuellement) et des intérêts nationaux contradictoires.
Newcleo, par exemple, vise d’installer son premier LFR-AS- 200 MWe au Royaume-Uni. Mais dans ce pays un premier cycle de candidature a ciblé les projets de SMR correspondant à des filières disposant d’un important retour d’expérience (essentiellement à eau pressurisée). Et il y a fort à parier que le gouvernement britannique cherchera, malgré la procédure concurrentielle, à promouvoir son champion national, Rolls-Royce.
Malgré toutes les incertitudes en matière de sûreté et sécurité de sa filière, Newcleo revendique un calendrier de réalisation extrêmement serré. L’autorité de sûreté, consciente des nombreux problèmes, juge les délais intenables. Lors du séminaire de présentation du projet Newcleo organisé par l’ANCCLI le 25 juin 2025, le directeur général adjoint de l’ASNR a déclaré : « Le planning du porteur de projet n’a pas de marge, pour un projet qui n’est pas sans enjeux. C’est extrêmement volontariste. ». La start-up, elle, joue sur ses nombreux relais politiques au niveau local comme aux niveaux national et international, pour accélérer les autorisations. Elle recrute d’ailleurs d’anciens responsables d’autorités de sûreté européennes, par exemple Adrienne Kelbie qui a dirigé l’ONR (équivalent britannique de l’ASNR) entre 2016 et 2021, Stéphane Calpena, qui a travaillé à la fois à l’ASN et à l’ONR, ou d’autres personnalités influentes comme Anne-François de Bourdoncle de Saint Salvy, vice-amiral et ancien commandant du Charles-de-Gaulle…
La stratégie qui se dessine est inquiétante, particulièrement dans un contexte de pressions politiques nationales et internationales visant à obtenir très vite des résultats et au moment où l’autorité de sûreté est affaiblie par sa restructuration. Les paramètres de temporalité, de rentabilité et de sûreté sont intrinsèquement liés : pour tenir un calendrier et garantir sa viabilité financière, la tentation est grande pour une start-up de chercher à obtenir des concessions de la part de l’autorité de sûreté. Dans le cas des SMR, où il y a fort à craindre que les procédures d’autorisation soient simplifiées pour les nouveaux chantiers de réacteurs partiellement standardisés, le risque est réel.
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(1) Sur Nuward, voir : https://global-chance.org/Les-SMR-Deux-exemples-NuScale-et-NUWARD.
(2) https://www.newcleo.com/
(3) MOX : Mixed oxide, combustible constitué d’oxyde d’uranium et d’oxyde de plutonium. Utilisé dans les réacteurs
à eau pressurisée du parc EDF : 7% en 1987 au début de l’usage du MOX, puis de 8,65 % à 9,3 % de plutonium
avec un maximum fixé à 9,54%. Envisagé par Newcleo : 28,6 % de plutonium.
(4) https://en.wikipedia.org/wiki/Alfa-class_submarine#Incidents
(5) https://www.gen-4.org/sites/default/files/2024-07/2024-06-10_newcleo_gif_webinar_fm2.pdf
(6) Voir à ce sujet : https://global-chance.org/SMR-Les-reacteurs-a-haute-temperature
(7)https://www.cea.fr/Documents/monographies/reacteurs-nucleaires-sodium-pourquoi-reacteurs-rapides-
sodium.pdf
(8) https://en.wikipedia.org/wiki/Lead-cooled_fast_reactor
(9) Coût « overnight » de construction : on fait l’hypothèse qu’aucun délai de réalisation n’intervient dans ce coût,
comme si la réalisation s’était faite en une nuit (overnight). Le coût réel est toujours plus élevé, car les durées de
construction se traduisent par des frais financiers.
07:31 Publié dans Chinon, SMR | Lien permanent | Commentaires (0)
27/08/2025
Le 20 septembre grande manifestation à Bure contre la poubelle nucléaire
Lien vers le site de la manif https://manifbure.fr/
Le samedi 20 septembre est organisée à Mandres en Barrois (près de Bure) une manifestation
contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure et ses dommages collatéraux.
Sortir du nucléaire Pays nantais organise un car qui partira de Nantes.
Le rdv est prévu à l’arrêt de tram Le Cardo (ligne 2) le vendredi 19 septembre à 23h45.
Itineraire : Nantes – Angers – Tours – Blois – Orléans - Gondreville-la-Franche – Troyes – Mandres-
en-Barrois (arrêts sur cet itinéraire selon les demandes reçues qui permettront de donner les détails des
différentes étapes et leurs horaires).
Arrivée à Mandres en Barrois samedi vers 9H30.
La manifestation étant à 14h, cela laissera du temps pour les échanges militants.
Le retour au départ de Mandres est prévu à 19h45 le samedi pour une arrivée à Nantes vers 6H30 le dimanche 21.
Réservation indispensable (définitive dès le règlement effectué).
Tarif indicatif : 60€ pour les personnes qui le peuvent. Les autres personnes participent selon leurs possibilités.
De même, celles dont l’étape est plus proche de Mandres, peuvent adapter le tarif.
Des reçus fiscaux seront faits à la demande pour les montants au-delà de 60€ par personne.
Pour vous préinscrire :
https://framaforms.org/inscriptions-pour-le-car-vers-bure-le-20-septembre-2025-depuis-nantes-et-centre-val-de-
loire
Et ensuite surveillez bien vos mails et messages pour recevoir les informations concernant le car.
Dons : Par ailleur, pour couvrir les tarifs réduits et le cas où le car ne serait pas tout à fait plein, nous sommes preneur-euse-s de dons, notamment de personnes ne pouvant pas venir (des reçus fiscaux seront faits dès le premier euro), par chèque ou par virement, en précisant que c’est un don pour le car.
Chèques à l’ordre de “Sortir du nucléaire Pays nantais” à envoyer à:
Damien Renault
2 rue du Bois du Boschet
44590 DERVAL
Ou virement (en indiquant ses coordonnées) à :
IBAN : FR73 2004 1010 1112 6597 9Y03 220, BIC : PSSTFRPPNTE
(La banque postale)
Nous contacter par mail à sortirdunucleairepaysnantais@laposte.net
ou par tél : Mylène au 06 70 11 77 27
08:02 Publié dans Bure, Déchets nucléaires | Lien permanent | Commentaires (0)
13/08/2025
La manif du futur_ BURE_20 septembre 2025_Contre la poubelle nucléaire _ Pré inscriptions ouvertes pour un voyage en car

On souhaite vous y emmener en car
depuis les régions Pays de la Loire
et Centre Val de Loire !
Infos et pré-inscriptions :

17:56 Publié dans Bure, Déchets nucléaires | Lien permanent | Commentaires (0)





