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01/04/2026

STOP CATTENOM ! pas de prolongation de la durée de vie pour les réacteurs défaillants

 

Signer la pétition en ligne https://stop-cattenom.de/fr/petition-fr/ 

STOP CATTENOM : Non à la prolongation de la centrale nucléaire défectueuse !

À l’attention de : Gouvernement français, EDF, Gouvernement de Rhénanie-Palatinat, Gouvernement de la Sarre, Gouvernement luxembourgeois
Lancé par : Campagne STOP CATTENOM ! Anti-Atom-Netz Trier / BUND Rheinland-Pfalz / MAUS e.V. & autres.

La centrale nucléaire de Cattenom, située à seulement 12 km de la frontière allemande et 9 km de la frontière luxembourgeoise, compte parmi les installations nucléaires les plus sujettes aux pannes et les plus dangereuses d’Europe. Malgré des failles de sécurité massives et une technologie obsolète, l’exploitant EDF prévoit de prolonger la durée de vie des réacteurs d’au moins dix ans. Cela expose l’ensemble de la Grande Région Sarre-Lor-Lux à un risque incalculable – des incidents techniques aux menaces liées au terrorisme ou au changement climatique.

Ça suffit ! Le risque doit cesser ! STOP CATTENOM !

Notre revendication :

Nous demandons au gouvernement français et à EDF de stopper immédiatement le projet de prolongation de la durée de vie.

Parallèlement, nous demandons au gouvernement fédéral allemand ainsi qu’aux gouvernements des États de Rhénanie-Palatinat et de la Sarre :

  • Pression politique : Engagez-vous fermement à tous les niveaux diplomatiques contre la poursuite de l’exploitation.
  • Recours juridiques : Épuisez toutes les possibilités légales pour empêcher cette prolongation.
  • Exigence de transparence : Insistez sur une étude d’impact environnemental complète et transfrontalière conformément au droit de l’UE (Convention d’Espoo).
  • Pas de simulacre de sécurité : Admettez qu’il n’existe pas de protection efficace contre les catastrophes, au lieu de vous retrancher derrière des mesures insuffisantes comme la distribution de pastilles d’iode.

La sécurité de millions de personnes dans la Grande Région doit primer sur les considérations diplomatiques et les intérêts financiers.

 


09:37 Publié dans Pétitions | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2026

Soirée 2/5 : Infos-débat le 3 avril 2026 à Trélazé

 Conférence-débat le Vendredi 3 Avril 2026 à 20h00

ÉNERGIE, LA FACE CACHEE – LE ROLE DES CITOYENS

   

   Lieu :    Salle du Centre Jean Gueguen 1, rue Louis Pasteur à TRELAZE

          Intervenants : 

           - Ibrahim CHENOUF, ingénieur (CEA, Chinon)

           - Sylvain HOUPERT, architecte, docteur en science de l'ingénieur.

         Participation libre.

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18/03/2026

Cyberaction : Le quoi qu'il en coute nucléaire est une bombe budgétaire

« Le prêt bonifié de l’État accordé au programme EPR 2 pour 60 % du montant total du programme sera financé par le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts », selon un communiqué. Cela signifie que le Livret A financera en partie le programme de nouveaux réacteurs EPR en France.

Cette cyberaction a également pour objectif d'interpeller vos élus. Vous pouvez ajouter vos élus en copie du message en cliquant sur modifier des éléments après avoir rempli vos coordonnées

 Cyberaction mise en ligne le 16 mars 2026

Proposée par Cyberacteurs

Elle sera envoyée à Président de la République | à votre député

Elle prendra fin le : 16 juin 2026

 https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/lequoiquilencou...

11:04 Publié dans Coûts, EPR | Lien permanent | Commentaires (0)

16/03/2026

Le livret A financera la relance du nucléaire - publié sur REPORTERRE le 13 mars 2026

Le livret A servira bien à financer la relance du nucléaire, et la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides est relancée. Telles sont les principales annonces à l’issue du cinquième conseil de politique nucléaire (CPN), présidé par Emmanuel Macron, le 12 mars, à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).

Ainsi, l’Élysée a confirmé que le prêt bonifié et garanti par l’État accordé à EDF pour six EPR2 sera financé via le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, alimenté notamment par le livret A, le LDDS et le LEP. Le prêt couvrira 60 % du coût des réacteurs. EDF doit prendre sa décision finale d’investissement d’ici fin 2026.

Cette piste du livret A est évoquée depuis 2023, mais fait l’objet de vives critiques. En février 2023, le réseau Sortir du nucléaire avait dénoncé un projet qui pourrait détourner 375 milliards d’euros destinés au logement social.

De précédents échecs

Le CPN a aussi annoncé un programme de recherche sur les réacteurs à neutrons rapides, visant à fermer le cycle du combustible pour se passer d’importations d’uranium naturel d’ici 2100. Une phase d’études de quatre ans doit être lancée, avec pour objectif la construction d’un premier réacteur vers 2030. Le programme sera piloté par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), EDF, Framatome et Orano.

Les précédents projets de réacteurs à neutrons rapides ont été des échecs retentissants. Construit en France dans les années 1980 dans la commune de Creys-Malville (Isère), Superphénix a été définitivement arrêté en 1998 après de multiples controverses liées à ses surcoûts, ses retards et sa faible production électrique. Son successeur, le projet Astrid, lancé en 2010 par le CEA, a été stoppé en 2019 par Emmanuel Macron lui-même, en raison de son coût et sa complexité technique. Selon une évaluation du Sénat, 1,2 milliard d’euros ont été injectés dans ce projet jusqu’à son interruption.

En parallèle du CNP, une trentaine d’agriculteurs ont manifesté devant la sous-préfecture de Dieppe pour dénoncer l’« emprise foncière et nucléaire » liée au chantier des EPR2. Ils réclament des indemnisations plus importantes pour l’installation de 170 pylônes prévus d’ici 2028 sur 80 km, jugeant les 241 euros par an actuels insuffisants.

 

https://reporterre.net/Le-livret-A-financera-la-relance-d... 

11:13 Publié dans EPR, SMR | Lien permanent | Commentaires (1)

15/03/2026

Projet Nucleo : Allons sur le terrain lundi 6 avril 2026

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08:05 Publié dans Actu, SMR | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2026

Soirée 1/5 : Ciné-débat le 12 mars au cinéma Les 400 Coups à Angers

affiche SDN V5 - soiree 12 mars.jpg

1/5 - Ciné-débat le Jeudi 12 mars 2026 à 20 h 00

 

Cinéma Les 400 coups, 2 Rue Jeanne Moreau - 49100 ANGERS 

 

REMBRANDT, un film de Pierre Schoeller

Claire et Yves, physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais.

 

Suivi d’un débat sur le thème « Sûreté nucléaire, pollutions radioactives » en présence de José PLUKI, ingénieur en énergie.

 

Entrée au tarif du cinéma

 

https://www.les400coups.org/evenements/rembrandt-12-03-20...

 

Transition énergétique, vous êtes au courant ? 3 ciné-débats et 2 conférences-débats

Sortir Du Nucléaire 49 (SDN49) et Greenpeace Angers organisent 5 soirées débats autour de la transition énergétique et du nucléaire, en partenariat avec FNE Anjou (France Nature Environnement Anjou) - ADDULT (Association pour le Développement Durable Loire Trélazé) - VEC PdL (Virage Energie Climat Pays de la Loire) – Comité centrales - ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), le mouvement Justice climatique et le media Reporterre.

 

Le 13 février 2026, le Gouvernement a publié la nouvelle édition de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3).

 

Si elle promeut notamment la chaleur et le froid renouvelables et la filière biogaz, elle acte d’une part : 

 

- le ralentissement du solaire : l’objectif fixé pour 2030, de 48 GW, correspond à un ralentissement du marché de ces deux dernières années ;

- et la stagnation de l’éolien terrestre : le rythme proposé, toujours autour de 1 à 1.5 GW/an, sera surtout porté par le renouvellement de parcs existants ;

 

et d’autre part, la construction de 6 (voire 14 EPR2) pour un montant de 83 milliards d’euros hors frais financier (charge d’intérêt,...) d’après le dernier devis actualisé d’EDF en décembre dernier, soit 30% (valeur du 1e devis) de plus que le premier devis de 2021.



A travers 5 soirées, le collectif souhaite donner à réfléchir sur les orientations et les choix énergétiques fait par la France. Ces choix ont des répercussions sur le plan financier ,technique, environnemental et même éthique. Ils engagent les générations actuelles et futures.

 

Les citoyens que nous sommes sont-ils bien informés  avant que les décisions politiques soient prises ?

 

Le collectif organisateur souhaite que ces soirées-débat apportent un complément d'informations et de réflexion sur ce vaste sujet qu'est la transition énergétique, à travers 5 thématiques : 

  • la question de la sécurité du nucléaire, le 12 mars prochain, le lendemain des 15 ans de l’accident de Fukushima ;

  • la place du citoyen dans la définition de la politique nucléaire de l’Etat et plus largement sa politique énergétique ;

  • la place et l’avenir des énergies renouvelables ;

  • la gestion des déchets nucléaire ;

  • le coût du nucléaire.

 

Les intervenants sont de niveau ingénieur et/ou journaliste/conférencier.




Programme :

 

1/5 - Ciné-débat le Jeudi 12 mars 2026 à 20 h 00

 

Cinéma Les 400 coups, 2 Rue Jeanne Moreau - 49100 ANGERS 

 

REMBRANDT, un film de Pierre Schoeller

Claire et Yves, physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais.

 

Suivi d’un débat sur le thème « Sûreté nucléaire, pollutions radioactives » en présence de José PLUKI, ingénieur en énergie.

 

Entrée au tarif du cinéma

 

https://www.les400coups.org/evenements/rembrandt-12-03-20...

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2/5 - Conférence-débat le Vendredi 3 Avril 2026 à 20 h 00



Salle du Centre Jean Gueguen 1, rue Louis Pasteur 49 800 TRELAZE

 

ÉNERGIE, LA FACE CACHEE – LE ROLE DES CITOYENS

avec la participation de

- Ibrahim CHENOUF, ingénieur (CEA, Chinon)

- Sylvain HOUPERT, architecte, docteur en science de l'ingénieur.

 

Entrée libre

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3/5 - Conférence-débat  le Vendredi 17 avril 2026 à 20 h 00

 

Salle Nelson Mandela - 17 Chemin de la monnaie Les Ponts de Cé

 

LA TRANSITION SANS NUCLEAIRE 

en présence de Yves MARIGNAC,

ingénieur, expert énergie et nucléaire, porte-parole de négaWatt.

 

Entrée libre

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4/5 - Ciné-débat le Jeudi 7 mai 2026 à 20 h 00

 

Salle municipale Espace Bellevue, 10 A chemin de Bellevue - 49610 Mûrs-Érigné

 

NOTRE TERRE MOURRA PROPREMENT, un film du Comité centrales

 

Histoires de la lutte contre les déchets nucléaires.

 

Suivi d’un débat en présence de Catherine Fumé, co-réalisatrice.

 

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5/5 - Ciné-débat le Mardi 26 mai 2026 à 20 h 00

 

Cinéma Les 400 coups, 2 Rue Jeanne Moreau – 49100 ANGERS 

 

NUCLEAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE

une enquête menée par Laure Noualhat pour Reporterre,

 

suivi d’un débat en présence de Laure Noualhat, journaliste, écrivaine et réalisatrice.

 

Entrée au tarif du cinéma

 

affiche SDN V5 - soirees futures.jpg

 

03/12/2025

Projet de filière de Newcleo - Commentaires de Global Chance

2025-07-12 Projet de filiere de Newcleo_commentaires de Global Chance.pdf

 


Projet de filière de Newcleo
Commentaires de Global Chance

Juillet 2025


1. Le projet Newcleo

En février 2022, Emmanuel Macron, dans un discours à Belfort, annonçait le lancement d’un grand programme destiné à accélérer les chantiers nucléaires en France. Après avoir annoncé la mise en chantier de 6 EPR2, le Président de la République a évoqué la question des petits réacteurs modulaires (Small Modular Reactors - SMR en anglais, PRM en français) : « Un appel à projets sera soutenu à hauteur d'un milliard d'euros par France 2030 et sera lancé pour faire émerger des petits réacteurs modulaires (les fameux SMR que nous évoquions là aussi tout à l'heure), mais aussi des réacteurs innovants permettant de fermer le cycle du combustible et de produire moins de déchets. […] Il y aura 500 millions d'euros pour des projets ouverts sur les réacteurs innovants que j'évoquais à l'instant. […] Le CEA, qui a joué un rôle décisif dans la naissance de la filière nucléaire française, appuiera et accompagnera la montée en puissance de ces nouveaux acteurs. »

Actuellement, près d’une vingtaine de projets de petits réacteurs modulaires se disputent une place dans le futur paysage nucléaire français. EDF, qui avait fait le choix technologique d’un réacteur à eau pressurisée (du même type que les réacteurs du parc français actuel), a jeté temporairement l’éponge après des réunions techniques préliminaires avec l’autorité de sûreté et décidé de remanier complètement son modèle Nuward (1).

Newcleo (2), un autre porteur de projet, a fait le choix d’une technologie « de rupture », un réacteur à neutrons rapides (RNR) refroidi au plomb. Il a récemment soumis son dossier d’options de sûreté à l’ASNR et engagé une importante campagne de communication sur les sites où il envisage de s’installer. Par ailleurs une présentation a été faite par son promoteur devant l’ANCCLI (Association nationale des comités et commissions locales d’information) et un débat organisé par la CNDP (Commission nationale du débat public) devrait porter sur ce projet en 2026. 

En réalité Newcleo, comme la plupart des porteurs de projets « innovants », envisage le démarrage de toute une filière industrielle. Le débat public concernera deux installations : un réacteur « démonstrateur » de 30 MWe de puissance électrique nette, LFR-AS-30 (implantation prévue près de la centrale nucléaire de Chinon) et une usine de fabrication de combustible MOX (3)  (implantation prévue près de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine).

La start-up a également acquis un site à Chusclan, dans le Gard, pour former des techniciens à la fabrication des combustibles. Mais le fondateur et dirigeant de Newcleo, Stefano Buono se place d’emblée dans une stratégie européenne et voit beaucoup plus loin.
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Caractéristiques techniques du réacteur LFR-AS-30
Tel que présenté par son concepteur, le réacteur à neutrons rapides LFR-AS-30 est refroidi au plomb liquide, c'est un réacteur de IVe génération. Le cœur du réacteur est situé au centre d'une cuve d'environ 5 m de hauteur et est constitué de 49 assemblages combustibles d'oxyde d'uranium et de plutonium (MOX). Chacun des assemblages contient 18 kg de plutonium (soit 28,6 % de Pu).
La conduite du réacteur est assurée par 9 barres de contrôle et 3 barres d'arrêt.

Le fluide caloporteur est le plomb liquide, à pression atmosphérique, dont la température est de 370 °C à l'entrée du cœur (alimentation par le bas) et de 440 °C à la sortie (respectivement 420 °C et 530 °C au cours de la deuxième phase). Trois pompes assurent la circulation du plomb liquide qui transmet l'énergie extraite du cœur à de la vapeur produite, à 400°C et 150 bars (500 °C en deuxième phase), par trois générateurs de vapeur intégrés dans la cuve. La vapeur actionne une turbine et un alternateur dont la puissance nominale est de 30 MWe.

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Une installation d’essais (sans matière nucléaire) devrait être opérationnelle sur le site italien de Brasimone avec le concours de l’ENEA. La start-up vise également le marché italien pour son réacteur, avec l’appui du gouvernement Melloni qui voudrait revenir sur l’arrêt du nucléaire décidé par référendum, voici 14 ans. Pour son premier réacteur de taille industrielle (200 MWe), Newcleo vise le Royaume-Uni. Le groupe aurait levé près d’un milliard d’euros et recruté plus d’un millier de salariés. Il procède également à des rachats d’entreprises pour compléter son dispositif industriel. 

2. La sûreté des RNR à caloporteur plomb

Les dossiers d’options de sûreté soumis par Newcleo pour les deux installations nucléaires prévues en France ne sont pas en accès public et on ne dispose donc que de très peu d’informations précises sur ces projets. Pour tenter d’analyser les problèmes de sûreté posés par le LFR-AS-30, on devra donc s’appuyer sur la documentation française et internationale portant sur des réacteurs similaires.

Historique et retour d’expérience
Comme pour beaucoup d’autres concepts de SMR, les bases théoriques du fonctionnement d’un réacteur à neutrons rapides et caloporteur plomb (LFR pour Lead-cooled Fast Reactor) ont été discutées dès les années 1950. Dans les années 1960 et 70, l’Union soviétique a développé un programme de sous-marins nucléaires d’attaque (Alfa) utilisant comme caloporteur un mélange plomb-bismuth. Deux accidents sont survenus sur ces réacteurs au cours de cette période et la filière a été ensuite abandonnée. Le retour d’expérience sur les LFR se résume en fait à ces sous-marins (4). Aucun réacteur nucléaire commercial de ce type n’a encore été exploité au niveau mondial.

En Europe, les recherches sur ce thème ont été relancées en 1993 sous l’impulsion du prix Nobel Carlo Rubbia et de son projet d’accélérateur « Rubbiatron » qui prévoyait un refroidissement au plomb (5). Par la suite différents projets de RNR refroidis au plomb (ELSY, ALFRED, ELFR) ont été étudiés dans  le cadre de programmes financés par l’Union européenne et en grande partie coordonnés par l’ENEA (l’équivalent italien du CEA). Au niveau international les recherches sur les LFR ont été notamment coordonnées par le Forum Genération IV créé à l’initiative du Département de l'énergie (DOE) étatsunien.

En France, les recherches sur les LFR ont été essentiellement suivies par le CEA et l’IRSN. Toutefois l’Hexagone a eu un important programme de RNR à caloporteur sodium (Rapsodie, Phénix, Superphénix) et c’est cette filière qui était envisagée pour le réacteur ASTRID aujourd’hui abandonné. Dans son rapport annuel 2024, l’ASNR précise à propos des projets de SMR discutés en France : « L’IRSN avait conclu que seuls les réacteurs à neutrons rapides (RNR) refroidis au sodium (tels que les réacteurs Phénix et Superphénix qui ont été exploités en France) et les réacteurs à haute température (6) (HTR) refroidis au gaz utilisant du graphite comme modérateur, disposaient d’un retour d’expérience exploitable pour envisager à court terme un passage vers une possible phase industrielle. »

Neutrons thermiques et neutrons rapides
L’immense majorité des réacteurs, en France et dans le monde, utilisent un modérateur pour obtenir des neutrons ralentis (neutrons thermiques) et augmenter ainsi la probabilité de fission des noyaux. Le modérateur permet d’utiliser un combustible relativement peu enrichi en matière fissile pour obtenir une réaction en chaîne. Dans un réacteur à eau pressurisée, l’eau joue à la fois un rôle de caloporteur (elle transporte la chaleur) et de modérateur (elle ralentit la vitesse des neutrons) et permet ainsi d’utiliser un uranium faiblement enrichi (3 à 5 % d’U235 au lieu d’une teneur de 0,72 % dans l’uranium naturel).

Dans un réacteur à neutrons rapides, il est nécessaire d’avoir un combustible beaucoup plus riche en matière fissile (typiquement 20 % de plutonium pour 80 % d’uranium appauvri) car la probabilité de fission est beaucoup plus faible qu'avec des neutrons thermiques. En revanche, cette filière présente théoriquement de nombreux avantages : rendement supérieur en raison de la température élevée du cœur, possibilité d’utiliser l’uranium appauvri (l’uranium 238 étant transformé en plutonium 239). Le plutonium 239 ainsi « surgénéré » et extrait permettrait de réalimenter un autre réacteur à neutrons rapides, etc. Toutefois, dans la pratique, ces réacteurs ont connu d’importants déboires, en France notamment avec la fermeture rapide de Superphénix (et, d’une certaine manière, l’abandon du programme ASTRID), mais aussi aux États-Unis (projet avorté de Clinch River) ou au Japon (incendie du surgénérateur Monju). Ces échecs ou annulations depuis des décennies doivent nous inciter à la prudence.

Des problèmes de sûreté spécifiques aux LFR
Les LFR partagent un certain nombre de problématiques de sûreté avec les RNR à caloporteur sodium. Tout d’abord, la forte proportion de plutonium dans le cœur se traduit par une très forte radiotoxicité en cas de fuite ou de rejet dans l’environnement. Par ailleurs de nombreux chercheurs s’accordent à dire, que ces LFR présentent un « coefficient de vide » positif : en cas de vide à l’intérieur du caloporteur plomb (phénomène d'ébullition), la réactivité du cœur augmente, pouvant conduire à un accident de criticité, la réaction en chaîne pouvant alors s’accélérer brusquement ; un scénario accidentel qui a été largement discuté à propos de Superphénix.

Newcleo met en avant un certain nombre d’avantages pour la sûreté obtenus par le remplacement du sodium par le plomb. Celui-ci permet de s’affranchir des problèmes d’inflammabilité ou de réactions explosives en cas de contact avec l’air ou l’eau, un des grands points faibles des RNR sodium. Toutefois ces avantages ne doivent pas dissimuler d’autres problèmes très sérieux. Le CEA, par exemple, juge la sûreté d’un LFR « bonne au plan neutronique, moyenne au plan thermohydraulique (la température de fusion élevée entraîne des risques de bouchage par solidification aux points froids) et mauvaise aux plans de la physicochimie (problèmes de corrosion-érosion-colmatage) et de la mécanique (vulnérabilité au séisme, du fait de la forte densité du plomb) ». Surtout, l’ensemble des experts, comme les chercheurs du CEA, insistent sur les problèmes de corrosion : « Le plomb a un pouvoir corrosif très fort sur l’ensemble des matériaux métalliques habituellement utilisés dans les réacteurs : matériaux austénitiques, ferritiques ou martensitiques. Il dissout, en particulier, le nickel des alliages. La seule protection contre cette dissolution est l’établissement d’une couche d’oxydes en surface en maintenant dans le plomb un niveau d’oxygène précis par injection contrôlée. Par contre, si ce niveau est mal contrôlé et devient localement trop élevé, des oxydes de plomb insolubles se forment et peuvent conduire à des désordres divers (c’est ce phénomène qui a conduit à des incidents par obstruction du cœur sur les sous-marins nucléaires russes qui utilisaient ce caloporteur depuis abandonné) (7). » Le problème de la corrosion peut aussi s’avérer particulièrement important sur les gaines de combustible.

Une partie des problèmes posés par le caloporteur plomb tient à sa densité et sa température de fusion très élevée (327 °C). Pour éviter tout risque de solidification du circuit, il faudrait maintenir la température du caloporteur à environ 400 °C, ce qui pose un problème de sûreté, mais également un problème économique étant donné les énormes quantités d’électricité qui seraient nécessaires en cas d’incident ou de problème de maintenance. On notera également parmi les caractéristiques défavorables des caloporteurs plomb et sodium, leur opacité qui complique les activités de contrôle et de maintenance (8).

Newcleo est bien sûr conscient de ces différents problèmes et cherche des parades, notamment dans ses installations d’essais développées en Italie avec l’ENEA. Mais tout est à faire et des calculs sur maquette ne peuvent résoudre toutes ces contraintes.


3. Cycle du combustible, retraitement, déchets

Newcleo, comme toutes les start-ups qui proposent des RNR, vante la capacité de son réacteur à réduire les besoins en uranium, à fermer le cycle du combustible ou à réduire les quantités de déchets radioactifs à stocker. Là encore, cette approche théorique ne résiste pas vraiment à l’analyse de la réalité.

Newcleo envisage un multirecyclage, au cours duquel, retraitement après retraitement, l’ensemble des matières nucléaires serait transformé en produits de fission. Cette vision n’est confortée par aucune expérience concrète, même de faible ampleur. Il faut tout d’abord rappeler que le combustible MOX des réacteurs à eau pressurisée n’est pas retraité et s’entasse dans les piscines de la Hague (2 510 t entreposées dont 1 947 t à La Hague, fin 2023).

Le retraitement de quelques dizaines de tonnes en mélange avec des combustibles classiques réalisé, à titre expérimental, ne permet pas de garantir la possibilité de passer à l’échelle industrielle, encore moins dans des conditions économiques viables. Par ailleurs, la mise en place d’un tel schéma s’étalerait sur des décennies, voire des siècles.

Chaque phase de retraitement donne lieu à de nombreux rejets gazeux et liquides dans l’environnement et à l’irradiation d’équipements comme le démontre le fonctionnement des usines de la Hague depuis des décennies.

Sécurité et prolifération
On peut s’étonner qu’au moment où l’on bombarde les installations d’enrichissement d’uranium de l’Iran, qui pourrait se servir de cet uranium très enrichi à la fabrication d’armes nucléaires, que les porteurs de projet de SMR, qui prévoient d’utiliser un combustible contenant des combustibles à haute teneur en produits fissiles (uranium ou plutonium), accordent si peu d’attention aux problèmes de prolifération nucléaire. Pourtant, paradoxalement, au moment où des conflits militaires de haute intensité montrent la fragilité de la sécurité militaire, des gouvernements, dont la totalité des puissances nucléaires militaires, cherchent à développer des filières nucléaires potentiellement très proliférantes et vulnérables aux attaques terroristes. Tout cela dans un contexte d’affaiblissement du droit international et des négociations sur le désarmement.


Toute une réglementation internationale, suivie notamment par l’AIEA ou Euratom, est prévue pour gérer les installations nucléaires dans lesquelles transitent de l’uranium et du plutonium. Ces mesures de garantie s’appliquent généralement à des États. L’État français, puissance nucléaire militaire officielle, bénéficie de dispositions internationales qui lui permettent de préserver des données militairement sensibles. Toutefois, des mesures de surveillance et de convoyage de type militaire doivent être mises en œuvre pour tout transport de plutonium ou de MOX, des scellés doivent être mis sur tous les emballages et une comptabilité nationale très précise des matières fissiles doit pouvoir être contrôlée par les instances nationales et internationales compétentes. On considère en effet actuellement qu’il est possible de fabriquer une bombe nucléaire avec seulement 4 kg de plutonium, c’est-à-dire une quantité inférieure à celle qui est présente dans un seul assemblage du réacteur LFR30 de Newcleo.


Toutefois le projet Newcleo pose de nombreux autres problèmes, d’une part parce qu’il s’agit d’une entreprise non étatique (même si l’ENEA, donc indirectement l’État italien projette d’entrer au capital de la société), d’autre part en raison de ses ambitions commerciales au niveau international. En ce qui concerne la prolifération, il ne faut pas se concentrer exclusivement sur le réacteur démonstrateur. L’usine de fabrication de combustible doit permettre d’alimenter des SMR dans le monde entier. Son promoteur prétend arriver rapidement à une chaîne de production de 40 t/an et progressivement à 120 t/an (la production optimale de Melox, l'usine de fabrication de combustible à base de plutonium, située à Marcoule). Le taux de plutonium dans le MOX envisagé par Newcleo est de 28,6 %, un pourcentage extrêmement élevé, très supérieur à ce qu’il était même dans Phénix et Superphénix. Les projets SMR visent en particulier des pays qui ne possèdent pas actuellement d’activités nucléaires. Newcleo vise aussi des sites isolés, par exemple des champs d’exploitation pétrolière ou des navires, en collaboration avec Saipem. Malgré toutes les réglementations internationales, tous ces transferts de technologies et de matières pourraient être la cible de tentatives de détournements ou d’actions terroristes.

4. Le projet Newcleo est-il réaliste ?

Il reste à évaluer si le calendrier extrêmement serré et le modèle économique prévus par Newcleo sont réalistes. On lira avec intérêt le commentaire de l’ASN sur les SMR dans son rapport 2024. Bien que rédigé dans des termes très diplomatiques il permet de se faire une idée des pressions qui s’exercent sur l’autorité de sûreté et ses experts :

« Le développement de ces nouvelles sociétés induit une forte pression temporelle sur les projets au regard :
- de la compétition entre les différents projets pour mettre en service un démonstrateur industriel et ainsi pouvoir se lancer parmi les premiers dans la commercialisation à plus grande échelle de leur modèle de PRM aux niveaux national et international ;
- des enjeux financiers de leur développement, en particulier l’équilibre entre leurs levées et leur consommation de capital en attendant la mise en service de leur premier réacteur industriel.
Dans ce contexte de pression sur la temporalité de ces projets, l’un des principaux constats dressés par l’ASN à l’issue des échanges tenus en 2024 concerne de fait le caractère souvent peu réaliste des calendriers de déploiement affichés par de nombreux porteurs de projet.
L’ASN identifie en particulier plusieurs délais en lien avec ses préoccupations en matière de sûreté qui ont trop souvent tendance à être sous‑évalués par les porteurs de projet :
- le délai nécessaire à un projet de réacteur innovant pour disposer d’un socle de connaissances et de validation de ses choix technologiques qui soit suffisamment étayé pour s’assurer de la faisabilité et de la viabilité industrielle de leur projet, aussi bien en phase de construction que d’exploitation, et pour établir avec toute la rigueur requise la démonstration de sûreté attendue
à l’appui d’une demande d’autorisation de création ;
- la durée considérée pour l’instruction de la demande d’autorisation de création de leur premier réacteur ; en effet les porteurs de projet prévoient généralement des délais d’instruction de leur réacteur expérimental ou de leur démonstrateur industriel plus courts que ceux prévus par le cadre réglementaire actuel. Alors qu’une telle réduction des délais peut s’envisager pour l’instruction des réacteurs suivants qui pourraient bénéficier de l’effet série, elle est difficilement envisageable pour des réacteurs particulièrement innovants. L’ASN rappelle donc que les dossiers de ces PRM seront examinés avec la même rigueur que toute autre installation nucléaire de manière proportionnée aux enjeux de sûreté, et que les délais pour les instruire dépendront avant tout de la qualité et de la complexité des démonstrations de sûreté qui lui seront présentées. »


Si le calendrier est très incertain, la viabilité économique du projet Newcleo l’est tout autant. Pour un acteur privé et même public, la question du financement joue un rôle primordial dans l’investissement dans un projet énergétique. Le coût « overnight (9) » d’un projet (hors intérêts et inflation) ne reflète que très peu la réalité économique. Pour avancer, il faut des prises de participation ou des emprunts importants. Les projets EPR au Royaume-Uni donnent une idée de l’ampleur du problème. Compte tenu des importants délais de mise en route et des risques d’échec des projets nucléaires, le financement coûte très cher. C’est particulièrement vrai pour les projets de SMR.

Dans le concept de « petit réacteur modulaire », c’est en fait le mot modulaire qui est essentiel. L’idée est de fabriquer en série en usine les grands composants de ces réacteurs, de les transporter préassemblés sur le site prévu afin que le travail sur le terrain porte essentiellement sur le génie civil. Au sens strict, il n’existe aucun SMR dans le monde, pas même en Chine. Pour survivre, un programme SMR doit s’imposer avant les autres et commercialiser au moins des dizaines de réacteurs parfaitement semblables dans une période relativement brève pour parvenir à un seuil de rentabilité et rémunérer les investisseurs et les prêteurs. L’objectif paraît tout à fait inatteignable compte tenu de la concurrence internationale (plus d’une centaine de projets actuellement) et des intérêts nationaux contradictoires.

Newcleo, par exemple, vise d’installer son premier LFR-AS- 200 MWe au Royaume-Uni. Mais dans ce pays un premier cycle de candidature a ciblé les projets de SMR correspondant à des filières disposant d’un important retour d’expérience (essentiellement à eau pressurisée). Et il y a fort à parier que le gouvernement britannique cherchera, malgré la procédure concurrentielle, à promouvoir son champion national, Rolls-Royce.


Malgré toutes les incertitudes en matière de sûreté et sécurité de sa filière, Newcleo revendique un calendrier de réalisation extrêmement serré. L’autorité de sûreté, consciente des nombreux problèmes, juge les délais intenables. Lors du séminaire de présentation du projet Newcleo organisé par l’ANCCLI le 25 juin 2025, le directeur général adjoint de l’ASNR a déclaré : « Le planning du porteur de projet n’a pas de marge, pour un projet qui n’est pas sans enjeux. C’est extrêmement volontariste. ». La start-up, elle, joue sur ses nombreux relais politiques au niveau local comme aux niveaux national et international, pour accélérer les autorisations. Elle recrute d’ailleurs d’anciens responsables d’autorités de sûreté européennes, par exemple Adrienne Kelbie qui a dirigé l’ONR (équivalent britannique de l’ASNR) entre 2016 et 2021, Stéphane Calpena, qui a travaillé à la fois à l’ASN et à l’ONR, ou d’autres personnalités influentes comme Anne-François de Bourdoncle de Saint Salvy, vice-amiral et ancien commandant du Charles-de-Gaulle…

La stratégie qui se dessine est inquiétante, particulièrement dans un contexte de pressions politiques nationales et internationales visant à obtenir très vite des résultats et au moment où l’autorité de sûreté est affaiblie par sa restructuration. Les paramètres de temporalité, de rentabilité et de sûreté sont intrinsèquement liés : pour tenir un calendrier et garantir sa viabilité financière, la tentation est grande pour une start-up de chercher à obtenir des concessions de la part de l’autorité de sûreté. Dans le cas des SMR, où il y a fort à craindre que les procédures d’autorisation soient simplifiées pour les nouveaux chantiers de réacteurs partiellement standardisés, le risque est réel.

___________________________________________________________

(1) Sur Nuward, voir : https://global-chance.org/Les-SMR-Deux-exemples-NuScale-et-NUWARD.
(2) https://www.newcleo.com/
(3) MOX : Mixed oxide, combustible constitué d’oxyde d’uranium et d’oxyde de plutonium. Utilisé dans les réacteurs
à eau pressurisée du parc EDF : 7% en 1987 au début de l’usage du MOX, puis de 8,65 % à 9,3 % de plutonium
avec un maximum fixé à 9,54%. Envisagé par Newcleo : 28,6 % de plutonium.
(4) https://en.wikipedia.org/wiki/Alfa-class_submarine#Incidents
(5) https://www.gen-4.org/sites/default/files/2024-07/2024-06-10_newcleo_gif_webinar_fm2.pdf
(6) Voir à ce sujet : https://global-chance.org/SMR-Les-reacteurs-a-haute-temperature
(7)https://www.cea.fr/Documents/monographies/reacteurs-nucleaires-sodium-pourquoi-reacteurs-rapides-
sodium.pdf
(8) https://en.wikipedia.org/wiki/Lead-cooled_fast_reactor 
(9) Coût « overnight » de construction : on fait l’hypothèse qu’aucun délai de réalisation n’intervient dans ce coût,
comme si la réalisation s’était faite en une nuit (overnight). Le coût réel est toujours plus élevé, car les durées de
construction se traduisent par des frais financiers.


07:31 Publié dans Chinon, SMR | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2025

Le 20 septembre grande manifestation à Bure contre la poubelle nucléaire


Lien vers le site de la manif https://manifbure.fr/ 

Le samedi 20 septembre est organisée à Mandres en Barrois (près de Bure) une manifestation 
contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure et ses dommages collatéraux.

Sortir du nucléaire Pays nantais organise un car qui partira de Nantes.
Le rdv est prévu à l’arrêt de tram Le Cardo (ligne 2) le vendredi 19 septembre à 23h45.
Itineraire : Nantes – Angers – Tours – Blois – Orléans - Gondreville-la-Franche – Troyes – Mandres-
en-Barrois (arrêts sur cet itinéraire selon les demandes reçues qui permettront de donner les détails des
différentes étapes et leurs horaires).
Arrivée à Mandres en Barrois samedi vers 9H30.

La manifestation étant à 14h, cela laissera du temps pour les échanges militants.

Le retour au départ de Mandres est prévu à 19h45 le samedi pour une arrivée à Nantes vers 6H30 le dimanche 21.

Réservation indispensable (définitive dès le règlement effectué).
Tarif indicatif : 60€ pour les personnes qui le peuvent. Les autres personnes participent selon leurs possibilités.

De même, celles dont l’étape est plus proche de Mandres, peuvent adapter le tarif.

Des reçus fiscaux seront faits à la demande pour les montants au-delà de 60€ par personne.

Pour vous préinscrire :

https://framaforms.org/inscriptions-pour-le-car-vers-bure-le-20-septembre-2025-depuis-nantes-et-centre-val-de-
loire

Et ensuite surveillez bien vos mails et messages pour recevoir les informations concernant le car.

Dons : Par ailleur, pour couvrir les tarifs réduits et le cas où le car ne serait pas tout à fait plein, nous sommes preneur-euse-s de dons, notamment de personnes ne pouvant pas venir (des reçus fiscaux seront faits dès le premier euro), par chèque ou par virement, en précisant que c’est un don pour le car.

Chèques à l’ordre de “Sortir du nucléaire Pays nantais” à envoyer à:
Damien Renault
2 rue du Bois du Boschet
44590 DERVAL

Ou virement (en indiquant ses coordonnées) à :
IBAN : FR73 2004 1010 1112 6597 9Y03 220, BIC : PSSTFRPPNTE
(La banque postale)

Nous contacter par mail à sortirdunucleairepaysnantais@laposte.net
ou par tél : Mylène au 06 70 11 77 27

13/08/2025

La manif du futur_ BURE_20 septembre 2025_Contre la poubelle nucléaire _ Pré inscriptions ouvertes pour un voyage en car

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On souhaite vous y emmener en car

depuis les régions Pays de la Loire

et Centre Val de Loire !

 

Infos et pré-inscriptions :

https://framaforms.org/preinscriptions-pour-le-car-vers-bure-le-20-septembre-2025-depuis-pays-de-la-loire-et-centre-val-de

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17/06/2025

NUCLÉAIRE, comment il va ruiner la France

En matière de nucléaire, Emmanuel Macron dépense sans compter. La facture se chiffre en dizaines de milliards.
Mais qui va payer ?
Enquête sur une faillite annoncée.
Un documentaire en accès libre, sans publicité et financé uniquement par les dons. 
 
Soutenez la réalisation de documentaires indépendants : https://reporterre.net/dons
 
La journaliste Laure Noualhat poursuit son enquête dans le livre : Le nucléaire va ruiner la France. Fruit de six mois d’enquête, il paraît dans la collection Seuil-Reporterre : https://www.seuil.Le nucléaire va ruiner la France.jpgcom/ouvrage/le-nucl...
 
 
 
 

16:08 Publié dans Coûts | Lien permanent | Commentaires (0)

07/06/2025

Nucléaire : impacts sur l'eau de la Loire et de la Vienne

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16/02/2025

Ciné débat le 21 mars 2025 à Saumur

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10/12/2024

Il y a des atomes radioactifs dans votre verre d’eau - Extraits de l'article publié sur Mediapart le 9 décembre 2024

 

Nucléaire : il y a des atomes radioactifs dans votre verre d’eau

L’eau potable de près de 10 millions de Français est touchée par une pollution radioactive en provenance des centrales nucléaires. Si la présence de tritium est considérée sans risque par les autorités, son impact est sous-évalué selon des scientifiques. Mediapart publie une carte inédite et des analyses d’urine.

Donatien Huet et Jade Lindgaard

C’est une pollution quasi permanente et pourtant invisible : des millions de Français·es avalent de la radioactivité rejetée par les centrales nucléaires en buvant l’eau qui coule de leur robinet. Un peu moins de 10 millions de personnes, environ un·e habitant·e sur sept, vit dans une commune où du tritium, une forme radioactive de l’hydrogène, a été détecté dans l’eau potable au moins deux fois, et à un niveau au moins cinq fois supérieur au bruit de fond, selon une analyse établie par Mediapart et la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) à partir des données des agences régionales de santé (ARS).

Certains territoires sont plus exposés que d’autres. « Les grands secteurs dans lesquels on détecte du tritium sont toujours à peu près les mêmes, explique Julien Syren, codirecteur de la Criirad. Il s’agit des agglomérations qui sont sur les cours d’eau le long desquels se trouvent des centrales nucléaires : la Seine, la Loire, la Vienne, la Garonne et le Rhône. »

Ces communes ont une double particularité : se trouver en aval de l’une des dix-huit centrales atomiques de l’Hexagone et prélever leur eau potable dans un cours d’eau (ou dans sa nappe alluviale) où un réacteur rejette du tritium.

C’est à Châtellerault et à Naintré, dans la Vienne, en aval de la centrale de Civaux, que le record de tritium dans l’eau potable a été mesuré en mars 2017, avec 65 becquerels par litre (Bq/l) – l’unité utilisée pour mesurer « l’activité volumique » d’une substance, c’est-à-dire le nombre de noyaux, par unité de volume, qui se désintègrent chaque seconde et émettent un rayonnement.

« C’est le secteur en France où l’on détecte les niveaux de tritium les plus élevés dans l’eau du robinet, pointe Julien Syren. Cela s’explique par le fait que le débit de la Vienne est moins fort que celui du Rhône et que donc le tritium rejeté y est moins dilué. »

Au-delà de 100 Bq/l, une enquête doit être déclenchée pour comprendre l’origine de la pollution (voir l’encadré). Mais en dessous de ce seuil, aucun suivi n’est prévu. Hors rejet industriel, la concentration de tritium dans l’environnement ne dépasse pas 2 Bq/l.

À Agen et dans les communes avoisinantes du Lot-et-Garonne, en aval de la centrale de Golfech, un autre pic (56 Bq/l) a été atteint en mars 2019. À Angers (plus de 160 000 habitant·es), dans le Maine-et-Loire, en aval de la centrale de Chinon, on mesure 54 Bq/l en septembre 2019. À Blois (Loir-et-Cher), en aval de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, 42 Bq/l en juillet 2024. À Alfortville (Val-de-Marne), en aval de la centrale de Nogent-sur-Seine, en août 2023, 35 Bq/l.

Si l’on prend en compte l’ensemble des communes où du tritium a été détecté au moins une fois depuis 2016 au-dessus du bruit de fond de 2 Bq/l, un quart des Français·es sont concerné·es, avec 16,3 millions de personnes dans plus de 2 300 communes.

 

Cette situation est connue des autorités sanitaires, qui surveillent la quantité de tritium dans les eaux et dans l’environnement à proximité des centrales – une carte est consultable en ligne. EDF transmet à l’autorité de sûreté du nucléaire (ASN) ses registres de rejets de tritium, « soumis à une réglementation très stricte encadrant les conditions sous lesquelles ces rejets peuvent être effectués », explique le groupe. « La surveillance des rejets de tritium s’exerce, d’une part, sur les effluents liquides et gazeux et, d’autre part, sur l’environnement à proximité de l’installation (contrôles au cours du rejet, prélèvements d’air, d’eau, de lait, etc.) », précise une porte-parole.

Mais en plein débat public sur la construction de nouveaux réacteurs EPR2 à Gravelines (Nord), où se trouve déjà la plus grosse centrale d’Europe, et tandis que le document de planification énergétique du pays est actuellement en consultation, qui explique au public que la relance du nucléaire va augmenter la pollution radioactive de son eau potable ? « Les réacteurs EPR [comme celui en cours de finalisation à Flamanville, dans la Manche – ndlr] et EPR2 étant plus puissants, avec environ 1 600 mégawatts, que les réacteurs à eau pressurisée du parc actuel, la quantité de tritium produite par ces réacteurs devrait être supérieure », explique l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Des atomes radioactifs qui sont produits dans le cœur des réacteurs nucléaires se retrouvent dans le plus intime de nos vies : l’eau de notre robinet et notre organisme.

Bruno Chareyron, conseiller scientifique de la Criirad

Entre fin mars et fin avril 2023, Pierre*, qui vit dans la région de Nantes (Loire-Atlantique), a bu tous les jours de l’eau du robinet chez lui, comme des millions de Français·es. Mais dans la sienne se trouvait du tritium en quantité suffisamment importante pour être détectée : entre 8 et 14 Bq/l. Résultat : le tritium s’est retrouvé dans son urine, à un niveau suffisamment élevé pour pouvoir être mesuré : entre 3,4 et 4,7 Bq/l, selon une étude commandée par Mediapart au laboratoire de la Criirad.

Entre mai et juin de la même année, Thomas*, habitant de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), a avalé entre 2,8 et 11,6 Bq/l de tritium chez lui, et uriné entre 3,2 et 3,5 Bq/l de substance radioactive, selon cette même étude. « Ça a été une découverte et une inquiétude, dit-il à Mediapart. Je ne m’y attendais pas. J’ai réalisé qu’en plus des pesticides et des polluants éternels, on pouvait aussi avoir de la radioactivité dans l’eau potable. Il y en a peu mais comme je bois tous les jours cette eau, et que j’habite là depuis dix ans, ça s’accumule quand même. »

En revanche, Martin*, résident à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), n’avait pas de tritium dans ses urines entre fin mars et mi-avril. Logique : dans son eau du robinet, les valeurs étaient aussi inférieures au bruit de fond – cette commune est désormais alimentée en eau de la Marne, sans réacteur nucléaire, et non de la Seine.

« Des atomes radioactifs qui sont produits dans le cœur des réacteurs nucléaires se retrouvent dans le plus intime de nos vies : l’eau de notre robinet et notre organisme. Il faut que les gens intègrent cette réalité », explique Bruno Chareyron, conseiller scientifique de la Criirad.

Concrètement, une fois ingéré, le tritium se diffuse dans l’ensemble de l’organisme, parce que c’est un atome radioactif d’hydrogène et que le corps humain est fait d’eau – et donc d’hydrogène. Une partie seulement sera éliminée par les urines. Ce radionucléide émet des rayonnements bêta de très faible énergie, faciles à bloquer quand il est à l’extérieur d’un corps, par du métal ou du verre. Mais une fois à l’intérieur d’un organisme, rien ne l’empêche d’irradier.

Situation « inéluctable »

Dans le cas des personnes témoins de l’étude de la Criirad pour Mediapart, « si on utilise les modèles officiels d’évaluation, le risque est très faible pour la santé de ces personnes », analyse Bruno Chareyron. « Simplement, il faut avoir en tête que, sur le plan scientifique, il y a beaucoup d’incertitudes sur les effets des très faibles doses, en particulier pour le tritium. Pour limiter les risques pour les plus vulnérables (femmes enceintes, embryons et fœtus) et pour celles et ceux qui boivent cette eau du robinet sur toute une vie, il serait souhaitable de leur donner accès à une eau qui ne contienne pas de substances radioactives. Si on peut l’éviter, il faut l’éviter. »

Cette présence radioactive dans l’eau potable est d’autant plus difficile à se représenter qu’elle est parfois détectée à plusieurs dizaines de kilomètres de la centrale concernée. « Plus de 75 % du tritium présent en aval des centrales provient des rejets liquides des installations » et « cette proportion atteint 90 % dans la partie aval du Rhône », explique l’IRSN.

  Pour la Criirad, la présence du tritium montre que ces ressources en eau potable seraient impactées directement en cas d’accident grave de centrale nucléaire. Une alerte également lancée en 2019 par l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro). Les ARS d’Île-de-France et de Nouvelle-Aquitaine, sollicitées par Mediapart, n’ont pas répondu à nos questions à ce sujet.

« Le tritium n’est pas rejeté dans les circuits d’alimentation en eau potable mais il s’y retrouve, c’est inéluctable, explique Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASN. C’est intrinsèque à la filière des réacteurs à eau sous pression. » 

Cette technologie, la plus utilisée dans le monde, est celle que l’on trouve dans les centrales nucléaires en France. Le tritium y est fabriqué par la rencontre entre les neutrons, produits par le réacteur en fonctionnement, et le bore, un élément chimique injecté pour contrôler la réaction nucléaire. C’est donc un sous-produit involontaire mais inévitable.

Ce tritium est ensuite rejeté dans les fleuves que bordent les centrales nucléaires, au moment jugé le plus opportun par EDF (saturation des bâches de rétention, plus gros débit de fleuve, etc.). Et se retrouve dans les eaux de surface qui servent à produire l’eau potable.

« Les concentrations qui peuvent être rejetées au niveau du tuyau de la centrale sont de l’ordre de ce qui est conforme aux eaux potables, et donc, une fois dilué dans le milieu, on arrive à des taux extrêmement bas », poursuit Julien Collet. « Les premiers effets toxiques du tritium apparaissent pour des concentrations très largement supérieures aux concentrations environnementales actuelles », considère l’IRSN, qui a consacré plusieurs études au sujet en 2020 et 2021, à la suite d’un livre blanc publié par l’ASN en 2010. Personne ne conteste donc qu’il y a du tritium dans l’eau potable de millions de personnes. La question est : est-ce un problème sous-estimé ?

Conséquences biologiques

De récentes publications scientifiques et travaux d’expert·es vont à l’encontre de l’idée que le tritium est inoffensif. Après avoir analysé 250 publications scientifiques, les chercheurs Timothy Mousseau et Sarah A. Todd, de l’université de Caroline du Sud (États-Unis), concluent que « contrairement à l’idée répandue que le tritium est une source relativement anodine d’irradiation, la grande majorité des études indiquent que l’exposition, en particulier interne [c’est à-dire depuis l’intérieur du corps – ndlr] peut avoir des conséquences biologiques, en abimant l’ADN, en causant des dégâts physiologiques et du développement, en réduisant la fertilité et la longévité, et en élevant le risque de maladies, y compris de cancers ».

Pour les auteurs, le tritium est un sujet beaucoup trop ignoré, ce qui « est surprenant, puisque c’est la plus importante substance radioactive rejetée par une centrale nucléaire ».

Président de l’Institut pour la recherche sur l’énergie et l’environnement, sur la côte est des États-Unis, un organisme dédié à la diffusion du savoir scientifique, Arjun Makhijani pointe que le corps humain « est avant tout un système d’information, avec un ADN très finement réglé. Or, la radioprotection considère le corps humain avant tout comme un gros sac d’eau ». Le problème de cette approche est qu’elle sous-estime, selon lui, les effets des rayonnements du tritium sur les cellules de l’organisme. Et notamment, les risques de pathologies en dehors du cancer : fausses couches, malformations.

« Nous ne faisons pas de la santé environnementale mais du contrôle des effets des pollutions. Ce n’est pas la même chose : nous sommes en contact avec tous les polluants en même temps. Vous buvez du tritium en dessous de 100 Bq/l en France. Mais du mercure se trouve-t-il dans votre corps ? Des produits chimiques ? Des métaux lourds ? Le tritium traverse le placenta. Que se passe-t-il pour un fœtus s’il subit du stress oxydatif en raison de la présence de tritium pendant son premier trimestre de développement ? Nous ne savons pas. Le problème du passage des radionucléides vers le placenta et leur impact sur les trois premiers mois de la grossesse a été négligé. » Il a saisi l’Académie des sciences états-unienne sur ce sujet en 2022.

Dans un livre publié en 2023, Exploring Tritium’s Danger (non traduit), il plaide pour limiter le tritium à 15 Bq/l dans l’eau potable, « ce qui équivaut à un risque de cancer de un adulte sur un million, le seuil le plus protecteur que l’on puisse imaginer ». C’est aussi la recommandation de l’agence de protection de l’environnement de l’État de Californie – non suivie.

 

Au Canada, autre pays nucléaire, l’agence de protection de l’eau potable de l’État d’Ontario, où se trouve une des plus grosses centrales atomiques du monde avec huit réacteurs, propose de limiter le tritium à 20 Bq/l. En 2013, le Parlement européen avait adopté une résolution abaissant la valeur de référence du tritium à 20 Bq/l. Elle n’a pas été reprise par la Commission. Dans une partie des communes françaises, les quantités détectées sont supérieures à ces niveaux.

Quel est le seuil maximal de tritium dans l’eau potable ?

En France, la valeur de référence pour évaluer la quantité de tritium dans l’eau est de 100 becquerels par litre (Bq/l). Ce n’est pas un seuil de potabilité, estimé à 10 000 Bq/l par l’OMS, selon un calcul contesté par la Criirad. C’est ce que l’on appelle une « valeur paramétrique », donc un simple indicateur : à partir de 100 Bq/l de tritium dans l’eau, les autorités doivent déclencher une enquête pour comprendre d’où vient la pollution radioactive.

« Les autorités doivent vérifier si ce non-respect de la valeur paramétrique présente un risque pour la santé des personnes. Concrètement, ça veut dire qu’on doit faire des analyses complémentaires dans cette eau pour savoir quels éléments radioactifs s’y trouvent, et calculer les doses auxquelles s’exposent les personnes qui la boivent », explique Julien Syren, codirecteur de la Criirad.

Les contrôles de tritium dans l’eau du robinet ne sont obligatoires que depuis 2005, vingt-huit ans après le démarrage de la première centrale nucléaire à Fessenheim (Alsace). Pour connaître la quantité de tritium dans l’eau, un site est consultable, mais ne donne pas d’informations antérieures à 2016.

« Il est très difficile de mesurer le tritium, vous ne pouvez pas utiliser un compteur Geiger qui mesure en direct à combien de microsieverts [l’unité qui mesure l’impact de la radioactivité sur le corps humain – ndlr] par heure vous êtes exposé, explique Ian Fairlie, expert en risques liés aux radiations et ancien membre d’une commission gouvernementale en Grande-Bretagne. Il faut le prélever dans un contenant spécial, le traiter dans une machine dédiée. Ça prend vingt-quatre heures et ça coûte cher, donc les personnes ordinaires ne peuvent pas vraiment le faire. »

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe à 10 000 Bq/l de tritium le seuil de potabilité de l’eau. Un niveau qui, selon elle, correspond à un risque sanitaire très faible. Mais selon une contre-expertise de la Criirad, le mode de calcul de l’OMS est problématique : le risque pris en référence pour évaluer l’impact sur une personne durant sa vie entière est trois cents fois supérieur à celui retenu pour les cancérigènes chimiques.

Aux États-Unis, la valeur paramétrique du tritium est de 740 Bq/l, bien au-dessus de la valeur française (100 Bq/l). « La bonne nouvelle pour vous est que la limite en France est plus stricte que dans la plupart des pays, commente Arjun Makhijani. La mauvaise nouvelle est que ce n’est un bon seuil que pour un problème : le risque de cancer. Et qu’il ne prend pas en compte les personnes les plus vulnérables. »

Aucune formation sur le tritium

Mais pour Julien Collet, de l’ASN, compte tenu de la faible radiotoxicité du tritium, « en termes de prévention de risques, ça n’a pas de sens d’aller plus loin qu’un traitement qui consiste juste à le relâcher en évitant des pics de concentration dans l’environnement ». Car sinon il faudrait conserver sur le site des centrales nucléaires le tritium « pendant potentiellement plusieurs décennies » pour que sa radioactivité s’épuise. Cela « nécessiterait de construire des capacités considérables ».

Au sein d’EDF, quelle attention est accordée au sujet des rejets de tritium ? Quelles alternatives existent au rejet d’une substance radioactive dans les cours d’eau qui servent à produire l’eau potable ? Sur ces points, le groupe n’a pas répondu à nos questions et se contente de citer la réglementation en vigueur. Il n’a pas non plus transmis à Mediapart ses registres de rejets détaillés, pourtant de nature publique.

Contacté, un chef de service opérationnel dans une centrale nucléaire témoigne que « le but est de rejeter le moins de tritium possible. Mais quand vous vous retrouvez dans une situation où toutes les bâches sont pleines et que si on ne rejette pas, on va être bloqué dans l’opération des réacteurs, on va trouver des alternatives. Et en général, cela passe par justifier qu’on peut rejeter en dehors des seuils initialement définis ». En vingt ans de carrière au sein d’EDF, il dit n’avoir jamais reçu « la moindre sensibilisation, ni la moindre ligne de formation aux dangers du tritium ».

 

 
 

 

 

 

 

11/09/2024

Electricité Déchets de France veut nous imposer 2 EPR à Penly

Avec un prix du kWh à plus de 0,12 €, ces EPR seront 2 à 3 fois trop chers !

En effet, le solaire et l'éolien sont à moins de 0,06 €/kWh.

Il faut en finir avec ce vieux monde du nucléaire !!

Rouen_Anti-Nuc_2024.png

Comment venir à Rouen le samedi 12 octobre ? :

https://coordantinucleaire.noblogs.org/post/2024/09/07/12-octobre-reserver-vos-places-dans-les-bus

21:38 Publié dans EPR | Lien permanent | Commentaires (0)